Côte d'Azur: Les camions ne passeront plus par la montagne entre la France et l'Italie

TRANSPORT Le tribunal administratif de Nice a validé l’arrêté anti-19 tonnes…

Mathilde Frénois

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Illustration Camion poids lourds sur la rocade a Toulouse.
Illustration Camion poids lourds sur la rocade a Toulouse. — A. GELEBART / 20 MINUTES
  • Cinq maires ont pris des arrêtés, le 1er septembre, pour interdire la circulation des camions sur cette route de montagne.
  • Le préfet des Alpes-Maritimes considérait cet arrêté illégal, sa requête a été rejetée par le tribunal administratif de Nice.

Ils ne sillonneront plus la route de la vallée des Merveilles. N’emprunteront pas le tunnel de Tende ni ne passeront par la vallée de la Roya. Les camions sont désormais interdits sur cette route de montagne qui relie la France à l’Italie.

Ce mercredi, le tribunal administratif de Nice a validé l’arrêté d’interdiction de circulation des 19 tonnes. La requête du préfet des Alpes-Maritimes d’annuler cette décision est donc rejetée.

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« Protéger les populations et les infrastructures »

C’est le 1er septembre que les maires de Breil-Sur-Roya, Fontan, Saorge, La Brigue et Tende ont décidé de prendre cet arrêté, estimant que la circulation des camions était dangereuse sur leurs routes sinueuses.

« Les maires des cinq communes concernées ont pris, sur le fondement de ces dispositions une mesure de police, suffisamment motivée, qui ne présente pas de caractère général et absolu et qui est destinée à protéger à la fois les populations et les infrastructures routières d’une circulation importante de poids lourds à destination de l’Italie, tout en rappelant l’existence d’un itinéraire raisonnable de substitution à l’usage de la route litigieuse dont la topographie présente un caractère dangereux », appuie le tribunal administratif de Nice ce mercredi.

Quarante minutes supplémentaires sur Cuneo-Vintimille

Désormais, les camions devront relier la France à l’Italie en passant par l’autoroute, rallongeant le trajet d’une quarantaine de minutes et d’une vingtaine d’euros pour un parcours entre Cuneo et Vintimille.

Ne souhaitant pas commenter une décision de justice, la préfecture des Alpes-Maritimes dispose de quinze jours pour interjeter appel.