Gendarmes devant le chalet Saint-Bernard à Ascou, dans l'Ariège, le 10 juillet 2014, après la mort d'un garçon de 8 ans, victime d'une intoxication alimentaire
Gendarmes devant le chalet Saint-Bernard à Ascou, dans l'Ariège, le 10 juillet 2014, après la mort d'un garçon de 8 ans, victime d'une intoxication alimentaire — Raymond Roig AFP

JUSTICE

Ariège: La mort d'un petit garçon dans une colonie de vacances restera à jamais un mystère

Le parquet de Foix a requis le classement sans suite de l’enquête sur la mort du petit Abdelrezak, 8 ans, mort intoxiqué en juillet 2017 dans une colonie de vacances de l’Ariège…

Le père du petit Abdelrezak ne connaîtra jamais ce qui a causé la mort de son fils en juillet 2014, trois jours après son arrivée dans une colonie de vacances à Ascou, dans les montagnes ariégeoises.

Karline Bouisset, la procureure de la République de Foix, vient en effet de confirmer avoir requis auprès du juge d’instruction le classement sans suite du dossier « homicide involontaire et non-assistance à personne en danger ».

Le petit garçon de 8 ans, qui venait de Villeneuve-le-Roi dans le Val-de-Marne avec un groupe d’une quarantaine d’enfants a été pris de diarrhées importantes. Il est mort quelques heures après son admission à l’hôpital de Foix.

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Les expertises effectuées après la mort de l’enfant avaient permis de mettre hors de cause l’eau et les aliments servis au centre mais elles n’ont jamais permis d’élucider les causes de la mort d’Abdelrezak, même si trois autres enfants du groupe ont été brièvement hospitalisés pour des troubles similaires.

La colonie avait lieu à Ascou, en Ariège, à 1.500 mètres d'altitude.
La colonie avait lieu à Ascou, en Ariège, à 1.500 mètres d'altitude. - Map4News

Le père ne comprend pas cette décision

Selon le parquet de Foix, il a été victime « d’une toxi-infection alimentaire grave, sans qu’on soit capable d’en connaître l’origine, ni même la bactérie qui a causé la mort ». « On ne peut donc pas engager la responsabilité de qui que ce soit », précise Karline Bouisset.

« Je croyais qu’on finirait par me dire ce qui était arrivé à mon fils », s’est ému mardi matin le père d’Abdelrezak dans un entretien au quotidien Aujourd’hui en France. « Comment peut-on considérer qu’une mort aussi brutale, en trois jours, reste inexpliquée ? », demande Nacir Guedir qui avait déposé plainte pour « homicide involontaire et non-assistance à personne en danger »