Béziers: Soupçonné de meurtre, un ancien détenu est arrêté in extremis avant son expulsion

JUSTICE En août, une quadragénaire avait été retrouvée sans vie dans son appartement. L'homme, qui sortait de prison, a été interpellé juste avant d'être renvoyé en Pologne...

N.B.

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Police judiciaire. (Illustration)
Police judiciaire. (Illustration) — Elisa Frisullo / 20 Minutes

Un sans-abri polonais a été interpellé à sa sortie de prison, le 28 octobre dernier. Son arrestation est arrivée in extremis, il était sur le point d’être expulsé vers son pays.

Le 16 août, le corps sans vie d’une quadragénaire était retrouvé dans un appartement, dans le centre-ville de Béziers. C’est le propriétaire qui a prévenu les sapeurs-pompiers, n’ayant plus aucune nouvelle de sa locataire. Sur place, ils découvrent une effroyable scène : le cadavre avait été caché des tapis et des vêtements, et le coupable avait laissé tourner un ventilateur, pour évacuer les émanations, relate Midi Libre.

Elle aurait été tuée en juillet

L’enquête permettra d’établir que l’Héraultaise de 49 ans aurait été tuée plus d’un mois plus tôt : le 8 juillet, le téléphone portable de la victime avait soudainement cessé d’émettre, et un autre usager y avait inséré une nouvelle carte sim, deux jours plus tard.

Le 25 octobre, coup de théâtre : l’un des ADN retrouvés sur la scène du crime a pu être identifié. C’est celui d’un sans-abri polonais, en prison depuis quelques semaines à Villeneuve-lès-Maguelone, note le quotidien régional. Le temps presse : l’homme, qui doit être libéré prochainement, est sur le point d’être expulsé vers la Pologne…

D’autres ADN inconnus

Le jour de sa libération, le sans-abri est accueilli par des enquêteurs, et placé en garde à vue. Il finira pour avouer avoir violemment frappé la quadragénaire, expliquant qu’une dispute aurait éclaté, alors qu’elle lui aurait réclamé de l’argent pour l’avoir hébergé.

Les circonstances du drame restant encore troubles, l’enquête se poursuit, notamment pour identifier plusieurs ADN inconnus retrouvés dans l’appartement de la victime.