Pyrénées-Atlantiques: Les familles de détenus basques ont saisi le Défenseur des droits

PRISON Soixante-quatre prisonniers de l’ETA sont incarcérés en France, la plupart ont demandé leur transfert vers les centres de détention de Mont-de-Marsan ou Lannemezan…

20 Minutes avec AFP

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Muriel Lucantis (à gauche), l’une des porte-parole des familles de détenus basques.
Muriel Lucantis (à gauche), l’une des porte-parole des familles de détenus basques. — ROZ GAIZKA

Des familles de détenus, membres ou proches de l’organisation séparatiste ETA, ont saisi le Défenseur des droits pour dénoncer l’éloignement de ces prisonniers, ont-elles annoncé lors d’un point presse ce samedi à Hendaye ( Pyrénées-Atlantiques).

« La dispersion des prisonniers  politiques basques en France engendre une situation dramatique pour leurs parents et leurs amis », a déclaré Muriel Lucantis, l’une des porte-parole des familles.

Soixante-quatre prisonniers de l’ETA incarcérés en France

« Cinquante-deux familles de prisonniers basques ont saisi le Défenseur des droits, une saisine basée sur les violations des droits perpétrées par l’administration française. Mais nous n’avons pas de réponse sur la suite de la saisine pour l’instant », a-t-elle ajouté.

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Soixante-quatre prisonniers de l’ETA sont incarcérés en France. La plupart ont demandé leur transfert vers les centres de détention de Mont-de-Marsan (Landes) ou Lannemezan (Hautes-Pyrénées), toutes deux proches du Pays Basque, « sans aucun résultat », selon Muriel Lucantis.

Un « tour des prisons » dans tout l’Hexagone le 16 novembre

Les familles dénoncent « les voyages incessants et coûteux qui leur sont imposés » pour rendre visite à leurs proches. Ces longs voyages génèrent chez toutes les familles « une forte tension, un épuisement physique et psychologique », et « les conséquences sont encore plus douloureuses pour les jeunes enfants et les personnes âgées », a encore souligné Urtzi Errazkin, autre porte-parole des familles.

Ces dernières vont participer à partir du 16 novembre à un « tour des prisons » dans tout l’Hexagone, où se trouvent des détenus basques, une initiative impulsée notamment par Etxerat (« à la maison », en français), le mouvement de soutien aux prisonniers. Ces familles participeront également à la manifestation du 9 novembre organisée par des associations et des organisations de défense des droits de l’Homme à la gare Montparnasse à Paris, « en soutien aux prisonniers ».