Attaque du Thalys en 2015: Un Marocain lié au djihadiste Abaaoud transféré en France et mis en examen

ENQUETE Il était proche du donneur d’ordre présumé de l’attaque du Thalys et cerveau des attentats du 13 novembre…

20 Minutes avec AFP

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Un enquêteur inspecte le Thalys après un attentat manqué, le 21 août 2015
Un enquêteur inspecte le Thalys après un attentat manqué, le 21 août 2015 — PHILIPPE HUGUEN AFP

Un Marocain soupçonné d’avoir participé à la préparation de l’attaque du Thalys, le 21 août 2015, a été transféré d’Allemagne en France, où il a été mis en examen et écroué, a-t-on appris ce vendredi de source judiciaire. Proche d’ Abdelhamid Abaaoud, donneur d’ordre présumé de l’attaque déjouée dans le train Thalys Amsterdam-Paris et cerveau des attentats parisiens du 13 novembre 2015, Redouane Sebbar, 25 ans, était détenu en Allemagne depuis fin 2016.

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Remis le 26 octobre à la justice française, qui avait délivré trois mois plus tôt un mandat d’arrêt européen à son encontre, il a été mis en examen pour « complicité de tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle », a précisé la source judiciaire.

D’après des investigations allemandes, Sebbar est considéré comme un membre du « cercle fermé » d’Abaaoud dont il a partagé certains voyages en Europe. Il est soupçonné d’avoir eu connaissance des projets d’attentats du djihadiste, en particulier lorsque ce dernier téléguidait la cellule de Verviers (Belgique) démantelée en janvier 2015.

Un aller-retour éclair en Thalys entre Paris et Bruxelles cinq jours avant l’attaque

Sebbar est dans le viseur des juges français en raison notamment d’un aller-retour éclair en Thalys entre Paris et Bruxelles cinq jours avant l’attaque. Le 21 août 2015, un autre Marocain, Ayoub El Khazzani, avait ouvert le feu dans le train peu après son entrée sur le territoire français, armé d’une kalachnikov et de neuf chargeurs plein. Il avait blessé deux passagers avant d’être maîtrisé par des militaires américains en vacances, évitant un potentiel carnage.

L’attaque s’est déroulée trois mois avant l’équipée meurtrière des commandos du 13 novembre à Paris.