Grenoble: Un an de prison avec sursis requis contre la belle-mère de l'adolescent qui s'était suicidé

PROCES En 2013, un jeune homme de 15 ans était mort après avoir absorbé les médicaments que sa belle-mère prenait contre la goutte...

A.I. avec AFP

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Grenoble: Un an de prison avec sursis requis contre la belle-mère de l'adolescent qui s'était suicidé (Illustration)
Grenoble: Un an de prison avec sursis requis contre la belle-mère de l'adolescent qui s'était suicidé (Illustration) — JEAN-PIERRE CLATOT AFP

Un rapport d’expertise et la donne change. De la relaxe à une peine avec sursis requise. En 2014, le père et la belle-mère de l’adolescent de 15 ans qui s’était suicidé en Isère avaient été relaxés par le tribunal correctionnel de Vienne.

En 2016, lors d’une première audience en appel à Grenoble, l’avocat général avait requis la confirmation de la relaxe du couple, n’ayant ni « de certitudes, ni de faisceaux de preuves qui puissent aboutir à une condamnation ».

Délibéré au 16 janvier

Mardi en revanche, lors d’une nouvelle audience en appel à Grenoble et à la lumière d’un nouveau rapport d’expertise, l’avocat général a requis un an de prison avec sursis à l’encontre de la belle-mère de l’adolescent décédé. La cour d’appel a mis sa décision en délibéré au 16 janvier.

Les faits remontent au soir du 28 novembre 2013 à Saint-Quentin-Fallavier (Isère). L’adolescent de 15 ans est mort après avoir absorbé, 24 heures auparavant, des médicaments que sa belle-mère prenait contre la goutte. L’adolescent avait été pris de maux de ventre, de vomissements et de diarrhées. Sa belle-mère, infirmière de profession, avait suspecté une gastro-entérite, sans appeler de médecin.

Les faits pourraient être requalifiés en « homicide involontaire »

La cour d’appel dira s’il y a lieu de requalifier les faits de « non-assistance à personne en danger » en « homicide involontaire », comme le réclame le parquet. L’avocat général a par ailleurs demandé à la cour de retenir la « responsabilité civile » du père de la victime, qui n’est pas visé par l’appel des parties civiles.