Affaire Grégory: La justice refuse d'assouplir le contrôle judiciaire des Jacob

JUSTICE Le couple avait été mis en examen en juin pour l’enlèvement et la séquestration suivis de mort du petit Grégory, en 1984...

20 Minutes avec AFP

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La maison de Marcel et Jacqueline Jacob.
La maison de Marcel et Jacqueline Jacob. — Patrick HERTZOG / AFP

La chambre de l’instruction de Dijon a refusé ce vendredi d’assouplir le strict contrôle judiciaire de Marcel et Jacqueline Jacob, mis en examen en juin pour l’enlèvement et la séquestration suivis de la mort de leur petit-neveu Grégory en 1984, a-t-on appris auprès du parquet général.

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« Les deux demandes sont rejetées », a indiqué le procureur général de Dijon Jean-Jacques Bosc. Les deux septuagénaires demandaient à pouvoir rentrer chez eux dans deux procédures distinctes.

Remis en liberté en juin

Brièvement écroués en juin, ils avaient été remis en liberté, avec l’obligation de résider séparément et loin de leur domicile vosgien.

Vendredi matin, l’avocat de Jacqueline Jacob, Me Alexandre Bouthier, a plaidé devant la chambre de l’instruction, en l’absence de sa cliente, pour la mainlevée de son contrôle judiciaire.

Marcel Jacob sollicitait pour sa part une simple modification de son contrôle judiciaire. Sa requête a été plaidée mercredi devant la juridiction, dont la présidente, Claire Barbier, est en charge du dossier.

Des auditions séparées en novembre

Dans les deux cas, le procureur général s’est opposé à toute modification du contrôle judiciaire en arguant notamment que les époux doivent être entendus séparément en novembre et que des investigations restent à faire sur leur emploi du temps de l’époque.

L’arrestation des Jacob, jamais inquiétés auparavant, avait relancé en juin une affaire qui reste un mystère depuis la mort du garçonnet de 4 ans, retrouvé pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne il y a plus de 33 ans.

Les époux Jacob sont soupçonnés d’avoir été les « corbeaux » de l’affaire, auteurs de plusieurs lettres anonymes très bien renseignées, et d’être impliqués dans le rapt et la mort de Grégory, dans le cadre d’un « acte collectif » qu’ils contestent.