Nîmes: Un homme condamné à un an de prison ferme pour avoir agressé un médecin aux urgences

HÔPITAL Un homme d’une vingtaine d’années a été condamné à un an de prison ferme pour des violences sur du personnel soignant du CHU…

C.D.

— 

Les urgences du CHU de Nîmes.
Les urgences du CHU de Nîmes. — DAVT / CHU de Nîmes

Un homme d’une vingtaine d’années a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Nîmes à un an de prison ferme pour avoir frappé un médecin aux urgences du CHU. Les faits remontent au 19 janvier dernier, relate Objectif Gard qui fait le compte rendu du procès.

>> A lire aussi : Un acte de violence contre un soignant toutes les 30 minutes en France

L'homme a été immobilisé par plusieurs personnels soignants

Après un malaise, le jeune homme est emmené aux urgences du CHU de Nîmes. Mais il s’impatiente d’attendre les résultats des analyses pratiquées sur lui. Un médecin intervient pour lui demander de se calmer. « En guise de remerciement, écrit Objectif Gard, le praticien reçoit un direct sur le visage ». Plusieurs salariés de l’hôpital devront intervenir pour immobiliser l’agresseur, qui pratique des sports de combats.

>> A lire aussi : Une infirmière agressée à l'hôpital de Meaux par un patient alcoolisé

A la barre, l’homme réfute avoir « frappé le médecin », admettant seulement l’avoir poussé. « Je ne voulais pas partir, mais je désirais que l’on me donne mon pantalon car il y avait ma mère dans la chambre », a-t-il déclaré pour sa défense.

« Il va falloir embaucher plus de vigiles ! »

« On le prend en charge, on lui vient en aide et il agresse, c’est un dossier de la caricature des violences gratuites et de la bêtise humaine », a dénoncé le vice-procureur, Arnaud Massip, regrettant l’attitude du prévenu à l’audience et réclamant un an de prison ferme à son encontre. Des réquisitions qui ont été suivies par le tribunal.

>> A lire aussi : Hospitalisé aux urgences à Nîmes, un homme frappe un aide-soignant

L’avocat du médecin et de personnels soignants des urgences, Me Christian Barnouin, a en effet confié à Objectif Gard avoir d’autres dossiers à plaider ces jours-ci. « Le personnel des urgences est terrorisé, assure-t-il. Il va falloir embaucher plus de vigiles que de soignants ou faire venir les CRS à l’hôpital ».