Hérault: Les écolos squatteurs délogés par les gendarmes après un an d'occupation

JUSTICE Une vingtaine de personnes qui occupaient depuis un an un hameau de 60 hectares dans les hauts cantons de l’Hérault ont été délogés par la force…

Jerome Diesnis

— 

Plusieurs dizaines de gendarmes ont été mobilisés pour procéder à l'expulsion des squatteurs (illustration).
Plusieurs dizaines de gendarmes ont été mobilisés pour procéder à l'expulsion des squatteurs (illustration). — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Ils sont partis avec leurs poules, leurs chiens, un âne et divers animaux. La vingtaine d’écologistes (dont plusieurs enfants) qui avaient investi depuis septembre 2016 le domaine de la Figuières, à Rieussec, dans les Hauts cantons du département de l’Hérault, ont été expulsés mardi dans le calme, par plusieurs dizaines de gendarmes.

Par ordonnance du référé du 19 septembre, le juge des référés du tribunal d’instance de Béziers avait ordonné aux squatteurs de quitter les lieux dans un délai d’un mois. La sanction avait pris effet deux jours plus tard. Lundi, le sous-préfet de l’Hérault avait reçu une délégation afin de leur demander de quitter les lieux de leur propre gré.

La ferme avait été achetée et réhabilitée par un Hollandais

Devant leur refus, il a décidé d’employer la force. « Toute personne propriétaire d’un bien peut comprendre que quand celui-ci est occupé de manière illégale, la force puisse intervenir pour qu’il puisse récupérer son bien », explique Christian Pouget, sous-préfet de l’Hérault. Il déplore « qu’il ait été nécessaire de déployer de tels moyens qui ont un coût important pour le contribuable, au motif qu’un groupe d’individus ne respecte pas les lois de la République ».

La ferme appartient à un Hollandais qui l’avait réhabilité pour en faire un site touristique, avant de devoir mettre son activité entre parenthèses pour raison de santé. Depuis neuf mois, il avait tenté en vain de récupérer son bien.