Faux-monnayeurs à Marseille: Dix ans de prison requis contre «l'acteur principal» du trafic

PROCES Près de 900.000 euros de faux billets ont été saisis fin 2014 dans un atelier clandestin...

J.S.-M. avec AFP

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Des faux billets saisis en 2012, à Paris (illustration).
Des faux billets saisis en 2012, à Paris (illustration). — V. WARTNER / 20 MINUTES
  • Une peine de 10 ans de prison a été requise contre un Marseillais, considéré comme le principal protagoniste d’un réseau de faux-monnayeurs, démantelé en 2014.
  • Ses traces ADN ont été découvertes sur le matériel saisi dans l’appartement, où 892.000 euros de fausses coupures ont été retrouvés.

Des faux-billets, du papier importé de Chine, une imprimerie clandestine : nous ne sommes pas dans un album de Tintin mais dans le quatorzième arrondissement de Marseille. En 2014, un atelier de production de fausses coupures a été découvert dans un appartement. 892.000 euros de faux billets ont été saisis. Une peine de dix ans de prison a été requise contre « l’acteur principal » de ce réseau, ce mardi, au tribunal de Marseille.

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« On est sur une possibilité de fabrique de billets en très grande quantité », a indiqué la représentante du parquet, Magali Raffaele. « Ali Beldjouheur a participé à la confection de ces billets », a-t-elle assuré décrivant l’informaticien comme « la personne capable techniquement de concevoir l’ensemble de la chaîne », « l’acteur principal de l’association de malfaiteurs ».

Patron de bar corse

Pour justifier les très nombreuses traces ADN laissées sur le matériel informatique saisi dans l’appartement, Beldjouheur a d’abord expliqué être intervenu comme technicien pour paramétrer les différentes machines destinées, selon lui, à l’impression de flyers.

Il a changé légèrement de version, à la dernière minute, à l’audience, expliquant avoir été au courant, en décembre, de la fabrication de faux billets de « qualité très médiocre », dont le commanditaire était un certain « Charles ».

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Cinq ans d’emprisonnement ont été requis contre Guy Perfetti, gérant d’un bar à Bastia, et contre Jules-André Albertini, neveu d’Ange-Toussaint Federici, une figure du grand banditisme corse. Un autre complice présumé, hospitalisé, sera jugé en février 2018. Une peine de 6 ans et un mandat d’arrêt ont été demandés à l’encontre d’un cinquième complice présumé, absent au procès.