Perpignan: Le beau-père de Nolhan, tué à deux ans, écope de 30 ans de prison

INFANTICIDE Selon la mère, condamnée elle à cinq ans de prison, son compagnon ne supportait pas que l’enfant refuse son autorité et demande régulièrement à voir son père…

20 Minutes avec AFP

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Les jurés ont aggravé la peine requise par l'avocate générale, qui avait réclamé 25 ans de prison.
Les jurés ont aggravé la peine requise par l'avocate générale, qui avait réclamé 25 ans de prison. — E.Provenzano / 20 Minutes

Un chef d’entreprise de 31 ans a été condamné dans la nuit de jeudi à vendredi à 30 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises des Pyrénées-Orientales pour la mort du garçonnet de sa compagne.

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La mère de l’enfant, âgée de 29 ans, a écopé de 5 ans de prison, une peine conforme aux réquisitions. Les jurés ont aggravé la peine requise par l’avocate générale, Sylvaine Schumacher qui avait réclamé jeudi après-midi 25 ans de réclusion à l’encontre d’Erklan Pekgoz.

Emmené aux urgences inconscient

La représentante du ministère public avait, dans ses réquisitions, brossé le portrait d’un accusé « psychorigide » qui « prend un malin plaisir à détruire et à asservir ». Elle avait présenté la mère comme une jeune femme « fragile et immature » privée « d’instinct maternel ».

Le 25 juin 2012, ce trentenaire d’origine turque, à la tête d’une entreprise de maçonnerie, s’était présenté aux urgences de l’hôpital de Perpignan avec le garçonnet inconscient. L’enfant qui souffrait d’une fracture occipitale et d’un hématome sous-dural avait été rapidement transféré au CHU de  Montpellier où il devait décéder trois jours plus tard.

Signalement de la gardienne

Les enquêteurs, qui avaient connaissance d’un signalement de la gardienne de l’enfant pour des traces de violences, plaçaient la mère et le beau-père en garde à vue dès le 3 juillet.

Mais, en fin de garde à vue, Laure Filly-Darricau a accusé son compagnon, avec qui elle avait emménagé quelques mois plus tôt, d’avoir porté les coups ayant entraîné la mort de son fils de deux ans. Selon elle, son jeune compagnon ne supportait pas que l’enfant refuse son autorité et demande régulièrement à voir son père.