Atteinte à la vie privée: La justice déboute Abdeslam de ses poursuites envers Thierry Solère

PROCEDURE Le député avait décrit dans un article de presse les conditions de détention du terroriste…

D. D.

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Salah Abdeslam demandait un euro symbolique. (image d'illustration)
Salah Abdeslam demandait un euro symbolique. (image d'illustration) — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Le détenu le plus surveillé de France a été débouté ce jeudi par le tribunal de grande instance de Nanterre. Salah Abdeslam demandait au député LR Thierry Solère un euro symbolique pour atteinte à sa vie privée en prison.

Information légitime du public

Le tribunal a considéré que « la visite des conditions de détention de Salah Abdeslam, le 29 juin 2016, s’inscrivait dans un contexte d’actualité judiciaire, ce dernier ayant été placé sous vidéo-protection par décision du garde des Sceaux » de l’époque douze jours plus tôt.

« Les propos de Thierry Solère retranscrits dans l’article » du JDD relèvent en outre « de l’information légitime du public à connaître les conditions carcérales au sein de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, qui constituent un sujet d’intérêt général », a estimé le tribunal.

>> A lire aussi : Paranoïa, prostration... Les conditions de détention de Salah Abdeslam ont été assouplies en raison de sa santé mentale

Seul membre encore en vie des commandos jihadistes du 13-Novembre, le détenu de 28 ans, placé à l’isolement depuis avril 2016 et surveillé par vidéo 24 heures sur 24, avait assigné le député après sa visite de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) le 29 juin 2016, dans le cadre du droit des parlementaires à visiter les prisons.