Une américaine perd son procès contre Starbucks après s'être brûlée en renversant son thé

INSOLITE Elle réclamait trois millions de dollars de dommages et intérêts...

C.C. avec Reuters

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L.BOWERS / REUTERS

Rachel Moltner n’ira sans doute plus prendre son thé chez Starbucks. Cette habitante de New York a été déboutée mardi de son action judiciaire intentée contre la firme américaine, qu'elle tenait pour responsable des graves brûlures dont elle a souffert après avoir renversé un gobelet de thé.

La deuxième chambre de la cour d'appel de Manhattan a en effet confirmé un jugement de non-lieu rendu par un tribunal de première instance dans le procès intenté par Rachel Moltner contre Starbucks en vue d'obtenir trois millions de dollars (environ 2,1 millions d'euros) de dommages et intérêts.

Une greffe de la peau et une hospitalisation coûteuse

L'affaire remonte à février 2008 lorsque la plaignante, âgée à l'époque de 76 ans, avait renversé sur elle un gobelet de thé dans une succursale de Starbucks de l'Upper East Side en essayant d'ôter le couvercle. Les brûlures avaient nécessité une greffe de la peau et une hospitalisation coûteuse.

Elle a alors accusé le torréfacteur de lui avoir servi une boisson trop bouillante dans un gobelet à double coque à son avis mal conçu. Elle lui reprochait aussi de ne pas été prévenue du risque de répandre du thé.

Un précédent chez McDonald’s

La cour d'appel n'a pas fait droit aux arguments de la cliente en faisant notamment valoir que ce type de gobelet à double coque était un procédé couramment utilisé par les professionnels et qui permet justement de le tenir d'une main sans se brûler.

Ce n'est pas la première fois aux Etats-Unis qu'un commerce est poursuivi pour avoir servi une boisson trop chaude. Mais, en 1994, des jurés avaient en revanche condamné McDonald's à verser 2,86 millions de dollars (environ deux millions d'euros) de dommages et intérêts à une habitante d'Albuquerque, dans l'Etat américain du Nouveau-Mexique, qui s'était ébouillantée avec une tasse de café. Les deux parties avaient finalement passé un accord à l'amiable, comme le permet le droit américain.