Trois touristes français pris pour des terroristes à l'aéroport d'Amsterdam

INSOLITE Ils étaient simplement venus prendre les avions en photo...

Corentin Chauvel

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T.KLUITERS / REUTERS

Si Cyril et ses deux amis se baladaient le long des pistes de l’aéroport d’Amsterdam aux Pays-Bas le 26 juillet dernier, c’était simplement pour pratiquer le «spotting», la photographie d’avion. Pourtant, c’est pour «trafic d'armes en vue d'une opération terroriste» qu’ils ont été arrêtés ce matin-là, vers 7h, par la police néerlandaise, a rapporté lundi le Courrier Picard.

Leur plaque d’immatriculation confondue avec celle d’un trafiquant d’armes

«Ils sont intervenus avec cinq, six voitures, et nous ont demandé de nous mettre à terre, les jambes écartés», raconte Cyril, 28 ans, sur RTL. «Ils nous ont menotté et embarqué directement au poste de police», ajoute-t-il.

Suit une garde à vue de plusieurs heures au cours de laquelle les fonctionnaires expliquent aux trois français l’objet du délit. «Ils ont confondu nos trépieds d’appareils-photos avec des armes à feu et ma plaque (d’immatriculation) était recherchée en Italie, correspondant à celle d’une personne qui faisait du trafic d’armes», détaille Cyril, qui «a eu vraiment peur sur le coup».

Remis en liberté avec des excuses et une bouteille de vin

Heureusement pour lui et ses deux compagnons, la police néerlandaise s’est finalement rendu compte de sa méprise. «Les nouvelles plaques françaises correspondent presque exactement au système italien, sauf que nous avons des tirets en plus», a expliqué le père de Cyril au Courrier Picard. Or, le fichier Schengen, qui regroupe tous les numéros d’immatriculation des véhicules recherchés en Europe, ne reconnaît pas les tirets.

«Au bout de cinq heures de garde à vue, le responsable du poste de police nous a adressé, au nom de la police hollandaise, ses plus plates excuses», reprend Cyril. Les trois jeunes gens sont remis en liberté et, en prime, les policiers leur offrent «une bouteille de vin espagnol». «On n’a aucune rancune contre eux», mais désormais, il va être impératif de changer de plaques d’immatriculation, conclut le Compiégnois.