Un pêcheur survit onze jours dans un congélateur à la dérive en plein océan

MIRACLE Le Brésilien de 44 ans avait été victime d'un naufrage et s'est réfugié dans le congélateur

20 Minutes avec Agence
Le Brésilien a été secouru au large du Suriname. Illustration
Le Brésilien a été secouru au large du Suriname. Illustration — © T. Mossholder / Pexels

Romualdo Macedo Rodrigues a réussi à survivre pendant onze jours en haute mer à bord d’un congélateur, a rapporté Le Figaro, dimanche. Alors qu’il revenait de trois jours de pêche au large d’Oiapoque, ce Brésilien de 44 ans a, en effet, été victime d’un naufrage. Ne sachant pas nager, il a alors décidé de tester la flottabilité de divers éléments, ce qui l’a amené à prendre place dans ce congélateur.


« Quand j’ai vu qu’il n’y avait pas d’issue, j’ai pris le congélateur et je suis parti » a-t-il déclaré dans une interview donnée à la chaîne de télévision TVRecord et relayée par CNN. L’attente a ensuite été longue pour le pêcheur, dérivant au milieu de l’océan. « L’eau a commencé à pénétrer. Je l’ai évacué avec la main. J’ai commencé à désespérer », a témoigné Romualdo Macedo Rodrigues.

Secouru, puis interpellé

À environ 400 km des côtes, le quadragénaire a également craint une attaque de requins. Finalement, après onze jours, un bateau de pêche surinamais s’est approché de l’embarcation de fortune qui commençait sérieusement à prendre l’eau. « Je me suis levé et j’ai agité mes bras pour demander de l’aide », a raconté le Brésilien, qui n’a pas été vu dans un premier temps par les pêcheurs.

L’homme a ensuite été ramené au Suriname, mais a été immédiatement arrêté par la police, car sans papiers. Les autorités brésiliennes ont donc dû intervenir et le naufragé a pu regagner son pays quelques jours plus tard, par avion. Très affaibli par cette mésaventure, Romualdo Macedo Rodrigues a perdu 5 kg et souffrait de déshydratation. Il s’en sort avec des blessures liées au soleil et à la chaleur, qui sont en voie de guérison, selon le représentant de la police fédérale Luís Carlos Porto.