Grâce à sa perche à selfie, la sonde Tianwen-1 capture d’incroyables clichés de la planète Mars

WOW L'instrument avait été conçu pour permettre aux ingénieurs de surveiller l’état global des composants situés à l’extérieur de la sonde

20 Minutes avec agences
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La planète Mars capturée par la sonde chinoise Tianwen-1, publiée le 5 février 2021.
La planète Mars capturée par la sonde chinoise Tianwen-1, publiée le 5 février 2021. — CHINA NATIONAL SPACE ADMINISTRATION / AFP

Des images exceptionnelles viennent d’être capturées par la sonde chinoise Tianwen-1, en orbite autour de la planète  Mars depuis le mois de février 2021. Lundi, l’appareil a filmé une nouvelle vidéo de la planète rouge grâce à une caméra installée… au bout d’une perche à  selfie, rapporte Le Huffington Post. Celle-ci peut s’étendre jusqu’à 1,6 mètre de long.

L’outil avait initialement été conçu pour que les ingénieurs de l’Administration spatiale nationale chinoise puissent surveiller et contrôler l’état des composants à l’extérieur de la sonde. Mais l’appareil photo permet aussi d’obtenir des clichés insolites. Cette fois-ci, la sonde a filmé une zone précise de la planète rouge, appelée Planum Boreum, qui est la plaine polaire au nord de Mars.


Des images importantes pour les scientifiques

Mais ce n’est pas la première fois que la sonde Tianwen-1 capture de telles images. L’année dernière, l’appareil avait filmé la planète Mars lorsqu’elle était entièrement blanche à cause de la position du soleil au moment de la capture. Une nouvelle série de photos réalisée grâce à une petite caméra éjectée par la sonde a également été partagée par l’Administration spatiale nationale chinoise il y a un mois.

Dotée de 13 instruments scientifiques et de plusieurs caméras, le rôle de la sonde Tianwen-1 est de recueillir le maximum de données sur Mars pendant une période d’au moins deux ans. Les scientifiques cherchent notamment à en savoir plus sur la géologie de la planète ou encore sur la présence actuelle ou passée d’eau sur Mars. Ces photos, ainsi que les diverses données recueillies, pourraient permettre à la Chine de marquer une nouvelle étape dans son épopée spatiale, avant de potentiellement enchaîner sur la construction d’une station spatiale en 2022 et l’envoi d’un homme sur la Lune​ d’ici à 2030.