Groenland : Une immense chasse aux diamants lancée dans les fonds marins

ARCTIQUE Une première mission d’exploration sous-marine a déjà couvert 800 km au large de l’immense île arctique

20 Minutes avec agences
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Des diamants bruts (illustration).
Des diamants bruts (illustration). — Rex Features/REX/SIPA

Une campagne a été lancée pour identifier de possibles gisements sous-marins de diamants au large du Groenland, a annoncé ce mercredi l’Institut géologique du Danemark et du Groenland (GEUS). La campagne se ferait pour le compte du géant diamantaire De Beers.

Le Sanna, un navire spécialisé dans l’exploration des fonds marins, a été mobilisé fin septembre durant huit jours pour une mission préliminaire, selon un rapport du gouvernement groenlandais. Ces inspections par sonars acoustiques, visant à collecter des informations sur une vaste zone, ont eu lieu dans une zone longue de près de 800 km au large de la côte ouest de l’immense île arctique.

Des enjeux environnementaux à respecter

La mission a eu lieu au nord de Nuuk, capitale du territoire autonome danois. Les résultats de l’étude ne sont pas encore connus. La présence de diamants est déjà avérée à terre. De Beers cherche à déterminer s’il y en a aussi au fond des mers, où ils auraient migré après des mouvements géologiques. Le diamantaire a obtenu un permis d’exploration terrestre en juillet 2019 dans l’ouest du Groenland, puis une extension maritime en octobre 2020.

Comme ailleurs dans l’Arctique, les richesses naturelles et minières du Groenland font l’objet de nombreuses convoitises, même si peu de projets ont vu le jour jusqu’ici. Actuellement, deux mines y sont en production : l’une d’anorthosite, dont les gisements contiennent du titane, et l’autre de rubis et saphir rose.

Élu en avril, le gouvernement local n’est pas hostile aux activités minières mais s’est récemment opposé à un projet de mine d’uranium dans le Sud. Il a également interdit en juillet toute prospection pétrolière pour protéger l’environnement. La calotte glaciaire du Groenland se réduit en effet à cause du réchauffement climatique, trois fois plus rapide dans l’Arctique que dans le reste du monde.