Nouvelle-Zélande : Le sorcier historique de la ville de Christchurch licencié par le conseil municipal

ABRACADABYE « Ils ne tirent pas parti de ma notoriété mondiale », a réagi le sorcier, outré de cette décision

20 Minutes avec agences
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Le fameux sorcier de Christchurch a été remercié en octobre 2021.
Le fameux sorcier de Christchurch a été remercié en octobre 2021. — Mark Baker/AP/SIPA

Après plus de trente ans de services, Ian Brackenbury Channell, le sorcier de Christchurch (Nouvelle-Zélande) a été contraint par le conseil municipal de quitter ses fonctions. À 88 ans, il était une célébrité de la ville avec sa robe noire, sa longue barbe, ses cheveux ébouriffés et un chapeau pointu sur la tête.

Ce magicien était de tous les combats, fustigeant les politiques ou menant une lutte pour empêcher « que l’âme de la ville soit attaquée » quand les cabines téléphoniques rouges devaient être repeintes en bleu. Il était sollicité pour jeter des sorts afin d’influencer les résultats lors des grands matchs de rugby ou effectuer une danse de la pluie en Australie.

Promouvoir une ville plus dynamique et moderne

« C’est une décision difficile de mettre fin à ce contrat », a déclaré Lynn McClelland, adjointe au conseil municipal de Christchurch. « Le conseil lui est reconnaissant pour sa contribution précieuse et spéciale à la vie culturelle de notre ville, et il fera à jamais partie de notre histoire. »

L’adjointe a expliqué que la magie ne correspond plus à l’image que la ville entend promouvoir. Les nouveaux programmes « refléteront de plus en plus nos diverses communautés et mettront en valeur une ville dynamique, diverse et moderne », a détaillé Lynn McClelland.

Des « bureaucrates sans imagination »

Ian Brackenbury Channell, né au Royaume-Uni, est un ancien aviateur de la Royal Air Force et diplômé de l’université de Leeds avec une double spécialisation en psychologie et en sociologie. Il est arrivé à Christchurch en 1974. Quand il a commencé à prendre la parole en public, le conseil municipal a demandé son arrestation.

Mais il est finalement devenu si populaire que dix ans plus tard, lorsqu’il a menacé de partir après l’échec d’un sort, le conseil municipal lui a demandé de rester. En 1990, le Premier ministre Mike Moore l’a nommé officiellement « Magicien de Nouvelle-Zélande ». Depuis 1998, le sorcier est payé 16.000 dollars néo-zélandais par an pour exercer ses fonctions de sorcier.

Il n’a pas caché sa colère après la décision du conseil municipal. « C’est une bande de bureaucrates qui n’ont aucune imagination », a-t-il déclaré. « Ils ne pensent pas aux moyens de promouvoir Christchurch à l’étranger. Ils ne tirent pas parti de ma notoriété mondiale. »