Pacifique : Perdus en mer pendant 29 jours, ils survivent grâce à des noix de coco

FOLLE HISTOIRE Les deux hommes ont récupéré de l’eau de pluie et se sont nourris avec des noix de coco trouvées dans l’eau

20 Minutes avec agences
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Des noix de coco sur un arbre.
Des noix de coco sur un arbre. — PURESTOCK/SIPA

Perdus dans le Pacifique, deux hommes ont survécu 29 jours à bord de leur bateau grâce à des noix de coco, des oranges et des prières. Les deux victimes, originaires des îles Salomon, ont finalement été secourues au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, à 400 km de là.

Les deux hommes voyageaient entre deux îles dans l’imprévisible mer des Salomon le 3 septembre quand leur bateau de 7 m de long a été pris dans une tempête, quelques heures après leur départ. Livae Nanjikana et Junior Qoloni ont perdu la terre de vue « sous une pluie battante, d’épais nuages noirs et des vents violents », a raconté le premier vendredi à la chaîne télévisée Solomon Islands Broadcasting Corporation.

Récupérer des noix de coco dans l’eau

La batterie de leur GPS étant à plat et la nuit approchant, ils ont éteint leur moteur pour économiser du carburant. Les deux hommes ont passé leur première nuit battus par les vents et la pluie, entraînant leur bateau encore plus loin en mer. Pendant les neuf premiers jours, ils se sont nourris des oranges qu’ils avaient emportées pour le voyage.

Une fois le stock épuisé, les deux hommes ont survécu grâce à de l’eau de pluie, des noix de coco et « notre foi en Dieu car nous prions jour et nuit », a confié Livae Nanjikana à la télévision. Recueillant l’eau de pluie dans un sac de toile, les deux hommes allumaient leur moteur dès qu’ils apercevaient sur l’eau une noix de coco, et se précipitaient pour la récupérer.

Ils construisent un mât de fortune

Finalement, « Dieu nous a donné l’idée de construire un dispositif pour naviguer à la voile », poursuit Livae Nanjikana. « Nous avons donc construit une structure en forme de mât à l’aide de pagaies et de toile et nous avons mis les voiles en suivant la direction du vent. » La voile les a entraînés vers l’île de Nouvelle-Bretagne (Papouasie-Nouvelle-Guinée), où ils ont aperçu au loin un pêcheur.

Ils ont démarré le moteur pour une dernière accélération en sa direction mais sont tombés en panne de carburant. « Nous avons crié et agité nos mains sans s’arrêter vers le pêcheur, jusqu’à ce qu’il nous voie et qu’il pagaie vers nous », poursuit la victime. Les deux hommes sont encore à Pomio, sur l’île de Nouvelle-Bretagne, le temps que des dispositions soient prises pour les ramener aux îles Salomon.