Régionales à Belfort : Un candidat RN se retire et explique avoir « infiltré » le parti

INSOLITE L'explication de l'infiltration pour « faire bouger les choses » n'a pas convaincu la tête de liste RN Julien Odoul, qui a estimé que son ancien candidat avait voulu « se protéger »

20 Minutes avec agence

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Logo du Rassemblement national (RN).
Logo du Rassemblement national (RN). — Bertrand GUAY / AFP

Kamel Agag-Boudjahlat, candidat sur une liste du Rassemblement national (RN) aux élections régionales, a affirmé ce lundi que sa démarche avait pour but d’infiltrer le parti de Marine Le Pen. L’homme de 38 ans a annoncé qu’il renonçait à sa position de tête de liste dans le Territoire de Belfort. Il a aussi expliqué à France Bleu Belfort-Montbéliard qu’il avait initialement l’intention de quitter le RN après les élections.

Le candidat avait à cœur de « faire bouger les choses », « créer le buzz » et « inviter les gens à s’engager », a-t-il précisé. Kamel Agag-Boudjahlat a cependant dû mettre fin à son stratagème plus tôt que prévu. « Quand j’ai vu la violence des réactions sur les réseaux sociaux […] et quand j’ai vu des gens qui partagent mes valeurs s’effondrer à cause de mon engagement au RN, je me suis dit que je n’allais pas pousser le jeu aussi loin », a témoigné l’intéressé.

Il souhaite écrire un livre

Celui qui exerce la profession d’éducateur a raconté vouloir écrire sur sa démarche un livre dont le titre sera J’ai infiltré le Rassemblement National. La tête de liste régionale du RN en Bourgogne Franche-Comté, où Kamel Agag-Boudjahlat était candidat, a accusé le trentenaire de petits arrangements avec la vérité. « Je ne crois pas à l’explication de l’infiltration ou du buzz, a déclaré Julien Odoul. Il a essayé de se protéger ».

« Depuis vendredi, il subit, lui et sa famille, un déchaînement de haine et de menaces sur les réseaux sociaux. C’est ce qui l’a poussé à faire machine arrière », a estimé le politicien au sujet de Kamel Agag-Boudjahlat.