Coronavirus aux Etats-Unis : Une patiente décède après avoir reçu une greffe de poumons infectés

SANTE Les tests RT-PCR à partir de prélèvements nasopharyngés pratiqués sur la donneuse et la receveuse avant la transplantation se sont révélés négatifs... 

20 Minutes avec agence

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Illustration d'un test de coronavirus.
Illustration d'un test de coronavirus. — Pixabay

Une Américaine qui avait reçu une greffe de poumons est morte des suites du coronavirus à l’automne dernier. La transplantation avait eu lieu deux mois auparavant, rapporte Kaiser Health News relayé par NBC. La patiente avait reçu deux poumons infectés par le Covid-19. Des tests PCR avaient pourtant été effectués avant l’opération sur la donneuse, une femme victime de lésions cérébrales après un accident de voiture, comme sur la receveuse. Ces prélèvements étaient négatifs, révèle une étude publiée le 10 février dans l’American Journal of Transplantation.

Le virus était seulement dans les poumons

Selon le Dr Daniel Kaul, coauteur du rapport, la patiente a présenté des symptômes du Covid-19 trois jours après la greffe, développant une fièvre et des problèmes respiratoires. Des examens ont montré des signes d’infection pulmonaire. Le chirurgien ayant manipulé les organes transplantés a aussi été infecté, relaie Slate.

De nouveaux tests ont été pratiqués dans le nez, la gorge et le système respiratoire de la receveuse. La présence du coronavirus n’a été relevée que dans les poumons. Les médecins ont aussi testé un échantillon de tissu pulmonaire de la donneuse, qui s’est avéré positif. « Tous les tests de dépistage que nous sommes capables de faire, nous les avons faits », écrit Daniel Kaul dans l’étude.

La transmission de virus entre donneur et receveur d’organes est rare. Elle s’observe dans 1 % des greffes. « Il semble que pour les donneurs non pulmonaires, il est très difficile de transmettre le Covid, même si le donneur est infecté », rassure le Dr Daniel Kaul, souhaitant lever les craintes sur le processus de transplantation, qui doit continuer même en période de pandémie.