Un habitant du Var découvre un trésor familial dans un coffre et le remet à ses propriétaires normands

TROUVAILLE L’homme résidant à Fréjus a fait plus de 1.000 km en voiture pour restituer les précieux documents et objets à la famille originaire de l’Orne

20 Minutes avec agence

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La porte d'un coffre-fort. (Illustration)
La porte d'un coffre-fort. (Illustration) — Rob Pongsajapan / Flickr

Philippe Esvelin, un habitant de Fréjus a découvert dans un coffre-fort de précieux objets et documents appartenant à une famille originaire de l’ Orne, en Normandie. L’appel à témoin qu’il a lancé le 10 janvier dernier a été concluant : il a pu remettre ce vendredi le trésor à ses propriétaires, rapporte France Bleu.

Le Varois avait acheté le meuble à un brocanteur de Caen il y a de cela dix-sept ans. Il n’avait cependant pas accès à un petit compartiment fermé, qu’il n’a réussi à ouvrir que récemment après avoir trouvé une clé correspondant à la serrure.

Une lettre d’un prisionnier de guerre à sa mère

Le casier renfermait des médailles militaires de la Première Guerre mondiale, des documents administratifs, des télégrammes ou encore des testaments. Il contenait surtout une lettre d’un homme annonçant à sa mère avoir été libéré d’un camp de prisonniers allemand par les troupes américaines.

Touché par cette trouvaille, Philippe Esvelin a décidé de retrouver les anciens détenteurs du coffre. Son appel sur les réseaux sociaux a été largement diffusé et a permis de les identifier en moins de 24 heures. Il s’agit de Christian et Ludovic Hervault, le fils et le petit-fils du prisonnier de guerre.

Un trésor méconnu

Le premier se souvient très bien du fameux coffre familial : « On passait devant quatre cinq fois par jour », a-t-il raconté à nos confrères. Le retraité installé à Sévigny, près d’Argentan, ne se doutait pas pour autant que des papiers importants y étaient cachés.

Il a tenu à accueillir Philippe Esvelin chez lui pour partager ces « morceaux de l’histoire familiale qui manquaient »​​​​​​​. Celui-ci a donc parcouru plus de 1.000 km en voiture pour emmener jusqu’en Normandie les documents. Emu, Christian Hervault a ainsi pu lire les mots de son père disparu il y a plusieurs années et remercier le collectionneur.