Etats-Unis : Une petite fille naît grâce à un embryon congelé pendant vingt-sept ans, un record

RECORD La mère de Molly était âgée de 2 ans quand l’embryon dont est issue sa fille a été prélevé et congelé

20 Minutes avec agence

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Un embryon humain. Photo datée du 30 novembre 2000 au CECOS (Centre d'étude et de conservation du sperme humain).
Un embryon humain. Photo datée du 30 novembre 2000 au CECOS (Centre d'étude et de conservation du sperme humain). — MARCEL MOCHET / AFP

La petite Molly Gibson est née dans le Tennessee (Etats-Unis) le 20 octobre dernier, vingt-sept ans après la congélation de l’embryon dont elle est issue. En octobre 1992, un couple avait fait don de plusieurs œufs qui avaient été congelés.

L’un d’eux a été implanté en février dernier dans l’utérus de Tina Gibson, la mère de Molly. Cette dernière était âgée de 2 ans quand les embryons des donneurs ont été prélevés et congelés. La naissance de Molly constitue un record mondial de durée de conservation d’un embryon par congélation avant une naissance, a assuré au New York Times Martha Earl.

Un record familial

La directrice de la bibliothèque médicale de l’Université du Tennessee a consulté les archives scientifiques. Elle dit n’y avoir trouvé aucun article mentionnant une congélation de plus de 20 ans. Le précédent record, établi en 2017, appartenait déjà à la famille Gibson. Emma, la grande sœur de Molly, était en effet née après l’implantation d’un embryon provenant des mêmes donneurs.

La naissance de Molly montre que la conservation par congélation n’est pas limitée dans le temps et n’altère pas la qualité des œufs. « Si l’embryon supporte correctement la décongélation, il a normalement la même chance [de vie] qu’un embryon qui vient d’être créé », estime le directeur de l’établissement où ont été réalisées les implantations.

Les Gibson avaient opté pour cette méthode après avoir essayé d’adopter un enfant pendant cinq ans. Le père de famille est atteint de mucoviscidose et sa femme est porteuse des gènes de la maladie. Le couple craignait de contaminer le fœtus en cas de fécondation in vitro.