Confinement à Rennes : Dans un restaurant, des ours en peluche remplacent les clients

BELLE INITIATIVE Patron d’une vingtaine d’établissements à Rennes, Bertrand Saint-Yves veut apporter un peu de joie dans cette période morose

Jérôme Gicquel

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Privée de clients, la brasserie La Parisienne à Rennes accueille des ours en peluche géants à sa table.
Privée de clients, la brasserie La Parisienne à Rennes accueille des ours en peluche géants à sa table. — J. Gicquel / 20 Minutes

Un peu de douceur ne nuit pas, surtout en cette période. A Rennes, Bertrand Saint-Yves a ainsi trouvé un bon moyen d’égayer un peu la capitale bretonne en ces temps de confinement. Alors que ses établissements sont fermés, le restaurateur a invité à sa table des ours en peluche en lieu et place de ses clients habituels. « Un ami m’a parlé de ces nounours qui avaient envahi le quartier des Gobelins à Paris et j’ai tout de suite adoré l’idée », indique Bertrand Saint-Yves, qui gère une vingtaine de restaurants à Rennes.

Une cinquantaine de peluches ont été installées dans trois des restaurants de Bertrand Saint-Yves.
Une cinquantaine de peluches ont été installées dans trois des restaurants de Bertrand Saint-Yves. - J. Gicquel / 20 Minutes

La semaine dernière, il a donc acheté une cinquantaine d’ours en peluche géants avant de les installer dans trois de ses établissements. « J’essaie d’apporter un peu de joie et de bonne humeur dans cette période super-chiante, indique-t-il. Surtout pour les gamins qui sont privés de vitrines de Noël cette année. »

Les peluches offertes à des enfants pour Noël

Attablés à la brasserie La Parisienne, située place de Bretagne, les ours amusent en tout cas la galerie en ce lundi après-midi. « Ils sont trop mignons, j’aimerais vraiment les rejoindre à table », sourit une retraitée, immortalisant la scène avec son téléphone portable.

Malgré ses difficultés du moment, Bertrand Saint-Yves fait également preuve de générosité puisqu’il offrira ses peluches à une association caritative le 24 décembre. En attendant Noël, les ours resteront sagement à table. « Sauf si on nous autorise à rouvrir avant, espère Bertrand Saint-Yves. Dans ce cas, ils serviront pour assurer la distanciation entre chaque client ! ».