Coronavirus au Canada : Bientôt des écoles privées pour les anti-masques ?

ÉPIDÉMIE Les cours seront assurés par les parents ou des professeurs non-diplômés dans des bureaux ou même un sous-sol

20 Minutes avec agence

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Illustration d'une enseignante portant le masque dans sa classe.
Illustration d'une enseignante portant le masque dans sa classe. — ISA HARSIN/SIPA

Les anti-masques organisent leur résistance partout dans le monde. Chris Saccoccia, un riche Canadien, veut mettre en place tout un système de scolarité dans lequel le port du masque et les règles de distanciation physique liées au coronavirus ne seraient pas obligatoires, rapporte Vice Canada.

« Notre nouvelle initiative est de créer un réseau entier d’écoles privées et d’éducation de qualité et abordable dans l’Ontario, comme alternative aux directives nuisibles associées aux écoles publiques », a indiqué l’homme fortuné sur la page GoFundMe où il appelle aux dons.

Des risques de poursuite en cas de propagation du virus

Ce système scolaire ne sera pas gratuit. L’inscription sera de 250 dollars canadiens pour une année puis 200 dollars canadiens par mois et par enfant. Les cours ne seront pas assurés par des professeurs diplômés, mais par des parents ou des professeurs privés. Chris Saccoccia ne dispose pas encore de locaux et cherche des bureaux ou même un sous-sol pour pouvoir y installer ses futures classes.

Malgré les déclarations du riche Canadien, le ministère de l’Education a précisé que son projet n’est « pas listé comme une école privée en Ontario ». Interrogée par Vice, une avocate canadienne explique que l’initiative est légale, mais que le riche héritier pourra être poursuivi si ses « écoles » favorisent la propagation du Covid-19 ou créent des clusters. Le gouvernement de l’Ontario pourrait également délivrer des amendes ou prendre d’autres mesures.