Coronavirus : Au Pérou, des enfants font de l’escalade pour suivre l'école à distance

SANTE Pour pouvoir suivre des cours à distance, des enfants péruviens escaladent chaque jour une colline pour avoir du réseau mobile

M.S. avec AFP

— 

Raymunda Charca (à droite) aide ses enfants (G-D) Juan Carlos, 13 ans, Alvaro, 10 ans, and Roxana Cabrera, 16 ans, au sommet d'une colline où ils captent du réseau pour pouvoir suivre les cours à distance durant cette pandémie de coronavirus.
Raymunda Charca (à droite) aide ses enfants (G-D) Juan Carlos, 13 ans, Alvaro, 10 ans, and Roxana Cabrera, 16 ans, au sommet d'une colline où ils captent du réseau pour pouvoir suivre les cours à distance durant cette pandémie de coronavirus. — Carlos MAMANI / AFP

Conséquence du coronavirus, plus qu’une option possible pour quatre enfants péruviens : faire chaque jour l’ascension d’une colline pour pouvoir bénéficier du programme "apprendre à la maison" mis en place par le ministère de l’Education en raison de la fermeture des établissements scolaires à cause de la pandémie.

Faute de réseau téléphonique, Roxana, 16 ans, Alberto 15 ans, Juan Carlos 13 ans et Alvaro, 10 ans, ont grimpé chaque jour une colline escarpée de la cordillère des Andes, au Pérou, afin de pouvoir suivre les cours dispensés à distance pendant l’épidémie de Covid-19.

Des cours via WhatsApp

(G-D) Alvaro, 10 ans, Roxana, 16 ans, et Juan Carlos Cabrera, 13, cherchent du réseau au sommet d'une colline dans le but de suivre les cours à distance à cause de la fermeture des écoles due au Covid-19
(G-D) Alvaro, 10 ans, Roxana, 16 ans, et Juan Carlos Cabrera, 13, cherchent du réseau au sommet d'une colline dans le but de suivre les cours à distance à cause de la fermeture des écoles due au Covid-19 - Carlos MAMANI / AFP

A Conaviri, une commune reculée du district de Mañazo, à une heure et demie de la ville de Puno riveraine du lac Titicaca, le réseau pour la téléphonie mobile ne peut être capté qu’au sommet d’un mont.

La mère de famille, âgée de 43 ans a aidé ses enfants à poursuivre leur scolarité, pendant que son époux Juan Cabrera, un berger, s’occupait du bétail dans cette région peuplée par les Quechuas, l’ethnie majoritaire au Pérou. Les enfants recevaient tous les matins un appel sur portable ou par WhatsApp de Mery Quispe Achata, une maîtresse d’école de Conaviri, qui leur dictait les cours à distance.