Coronavirus : Quand le confinement submerge les fabricants de puzzle

JEUX Des puzzles qui pourraient être encore plus longs à fabriquer qu’ils ne sont à résoudre

M.S.
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Un puzzle. Illustration.
Un puzzle. Illustration. — Congerdesign - PixaBay

Depuis le début du confinement, à l’heure ou près de la moitié de la planète se voit confinée ou privée d’une partie de sa liberté de mouvement, les puzzles voient leur cote de popularité soudainement augmentée, dépassant même leurs ventes de Noël. Pas de meilleur passe-temps que de passer plusieurs heures, voire plusieurs jours, l’esprit concentré sur un seul but : réussir à imbriquer chaque pièce avec une autre pour voir progressivement se dessiner l’image finale.

Mais ce regain d’intérêt pour le jeu de patience a surpris des producteurs désormais sous pression face à la masse de commandes, comme le rapporte le New York Times.

Pour Ravensburger, producteur allemand parmi les plus importants dans le monde, suivre le rythme des commandes tout en adoptant les gestes barrières pour protéger les employés devient compliqué. Avec plusieurs semaines nécessaires pour concevoir chaque puzzle, tenir la cadence s’avère rude.

Choix stratégique des images

Le processus est long et minutieux. Comme expliqué dans le Times, chaque pièce du puzzle doit avoir une forme unique car elle ne peut être insérée qu’à une place. Par exemple, pour un jeu de 1.000 pièces, 1.000 formes différentes seront nécessaires, et chacune d’entre elles est dessinée à la main.

Choisir la bonne image relève aussi d’un challenge. « Choisir une simple jolie image et la mettre sur une boîte de puzzle ne fonctionne que très rarement » concède le directeur de Ravensburger en Amérique du Nord, Filip Francke. Selon lui, ce sont plutôt les images riches de détails qui sont les plus populaires, celles-ci permettant au joueur de se repérer plus facilement.

A l’affût des tendances

Un suivi des tendances, sur Reddit, Etsy et Instagram, ainsi que la mise en place de groupes de discussions sont aussi mis en place pour identifier des tableaux d’humeur par type de consommateur. Par la suite, un designer en collaboration avec un artiste travaille à la création de ces images.

Pour les commerces, difficile de répondre à la demande de leur clientèle, plutôt âgée. Quand certains sont tout de même prêts à prendre « ce qu’il reste », d’autres ont déjà commencé à faire des stocks. L’occasion peut-être de tester des puzzles monochromes, réputés pour leur difficulté ?