Coronavirus : Ces annonces, déplacées, insolites, drôles ou solidaires du « bon coin »

ÉPIDÉMIE Sur l’un des plus populaires sites d’annonces en ligne, le mot-clé « coronavirus » fait émerger un peu tout et n’importe quoi

Mikaël Libert

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Un petit cochon (illustration).
Un petit cochon (illustration). — CHINE NOUVELLE/SIPA
  • De nombreuses annonces sont publiées en lien avec la crise sanitaire du coronavirus.
  • Sur le seul site du « bon coin », près de 8.000 étaient en ligne ce mardi.
  • On y trouve de tout, du plus solidaire au plus insolite.

A chaque événement notable son lot de petites annonces sur le très célèbre site Internet Le bon coin. La crise sanitaire mondiale du coronavirus n’échappe pas à la règle. Entre solidarité, business opportuniste, humour et choses insolites, il y a un peu à prendre et beaucoup à laisser. 20 Minutes a effectué une sélection subjective et non exhaustive.

En lançant une recherche sur toute la France, avec successivement les mots-clés « coronavirus » et « Covid-19 », ce sont près de 8.000 petites annonces qui s’affichent sur notre écran. Parmi elles, beaucoup ne mentionnent la crise sanitaire que pour excuser des empêchements ou des retards de livraison. Mais, une fois le tri effectué, première bonne surprise, aucune annonce ne propose à la vente les fameux masques de protection qui manquent tellement aux soignants.

Des services souvent gratuits, parfois payants

Ce que l’on retrouve le plus souvent, ce sont des propositions de prestation de services. Les offres d’aide gratuite sont légion, à l’image de Mika, en Charente-Maritime, qui ouvre sa porte « à quiconque a besoin de manger, prendre une douche, se loger, bref, quiconque à besoin d’aide. » Il y a aussi Gil, en Haute-Garonne, qui se propose bénévolement de faire des courses, de s’occuper des animaux ou de faire du bricolage. Ou encore Lamine, à Paris, qui offre ses services sur plusieurs arrondissements.

Et comme les écoles sont fermées, on voit aussi de nombreuses annonces de soutien scolaire ou de cours particuliers. La plupart sont le fait d’étudiants qui demandent une contrepartie financière, comprise généralement entre 10 et 20 euros de l’heure.

Plus opportunistes, des professionnels monnayent leurs conseils très ciblés. Un

prestataire de services de Pau demande par exemple 30 euros pour remplir les « formalités liées au coronavirus » comme la « demande de l’aide de 1.500 €. » Un autre surfe sur l’engouement conjoncturel pour le télétravail en proposant une formation à distance à 400 euros.

Pléthore de sociétés, souvent spécialisées dans la dératisation ou la désinsectisation, assurent être en mesure de débarrasser locaux commerciaux ou habitations de toute trace de coronavirus. Des prestations dont les tarifs ne sont jamais annoncés mais qui seront établis sur devis.

Des objets parfois utiles, parfois déroutants

Sous le mot-clé « coronavirus », ressortent des objets aussi nombreux qu’hétéroclites. De l'« ardoise effaçable avec feutre pour occuper vos enfants pendant le confinement », vendue trois euros par une Marseillaise, à l’autochargeuse ensileuse à 25.000 euros, « idéale pour effectuer vos ensilages seuls pendant le confinement », cédée par un agriculteur de Haute-Savoie.

Le report pour cause de pandémie des Jeux olympique de Tokyo, prévus en 2020, est une aubaine pour un autre Marseillais. Il s’était procuré deux des 100.000 pièces commémoratives en argent produites par la monnaie du Japon. Chacune était vendue un peu moins de 10.000 yens (84 euros). Le vendeur compte bien en tirer un minimum de mille euros pour les deux.

Enfin, pour ceux qui craignent une pénurie alimentaire, un habitant de La Réunion vend un « Cochon pour réserve de viande covid19. » Il tient toutefois à prévenir que l’animal à une hernie qui, selon lui, « ne change rien au goût de la viande. » Si le prix demandé est de 250 euros, on ne sait en revanche pas combien pèse le cochon.