Coronavirus : Un réfugié chinois invoque sa peur d’être infecté pour éviter l’expulsion au Canada

IMMIGRATION Le demandeur d’asile s’est dit « effrayé et inquiet pour sa vie »

20 Minutes avec agences

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Coronavirus : une app pour savoir si on a été en contact avec des personnes malades
Coronavirus : une app pour savoir si on a été en contact avec des personnes malades — Geeko

Sa combine n’a pas fonctionné. Afin d’éviter son expulsion vers la Chine, un demandeur d’asile chinois a invoqué sa crainte d’y contracter le coronavirus lors d’une audience à Toronto (Canada). Ruepang Cao, 36 ans, était arrivé en 2004 dans le pays, où il tentait d’obtenir l’asile politique.

Sa demande avait été rejetée. Lors d’un ultime recours ce jeudi, il a expliqué qu’il était « effrayé et inquiet pour [sa] vie », car la Chine est « en proie à une épidémie d’un virus mortel qui fait toujours rage ». Une idée pas idiote en soi :  le Canada a déjà suspendu des expulsions de ressortissants chinois vers Wuhan, la ville d’où le virus est parti, mais pas vers le reste de la Chine.

Un risque « faible » de contracter le virus

Ruepang Cao doit être expulsé vers la province de Guangdong (sud de la Chine), où les risques d’infection sont peu élevés. « En l’état, les données disponibles montrent que l’infection et le taux de mortalité dans de nombreuses régions de Chine sont faibles », a conclu le juge canadien.

« Pour la grande majorité des gens contaminés par ce virus, l’issue est positive », a-t-il ajouté. « Le risque n’apparaît donc pas beaucoup plus élevé que celui de contracter d’autres maladies virales, dont certaines peuvent également être mortelles. » On ignore si Ruepang Cao a été expulsé depuis le jugement. Son avocat pense qu’il a effectivement été renvoyé vers son pays d’origine.