Afrique du Sud : Il passe deux mois dans un tonneau à 25 m du sol pour battre son propre record

POURQUOI PAS APRÈS TOUT Il y a vingt-deux ans, le même homme avait passé 67 jours et 14 minutes perché dans un tonneau

20 Minutes avec agences

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Des tonneaux (illustration).
Des tonneaux (illustration). — djedj/Pixabay

Certains sont prêts aux plus grandes folies pour inscrire leur nom dans le Guinness des Records. Vernon Kruger, un Sud-Africain de 52 ans, a lui choisi de passer deux mois perché dans un tonneau, à 25 mètres du sol, pour battre son propre record.

En 1997, il avait établi un nouveau record mondial homologué du « plus long séjour (humain) perché dans un tonneau ». « J’étais en vacances dans une île et j’ai grimpé sur un palmier. Quelqu’un m’a dit "tu as l’air très à l’aise, pourquoi tu n’essaies pas de battre le record ?" », explique-t-il. « Au départ c’était une plaisanterie […] et puis c’est devenu un défi à relever. »

« Je ne peux me reposer qu’en position fœtale »

Son record de 67 jours et 14 minutes n’a pas été battu depuis. Et 22 ans plus tard, le Guinness Book des records l’a sollicité pour tenter de battre son propre record. Le 14 novembre dernier, Vernon Kruger a été hélitreuillé dans un tonneau de vin de 500 litres posé au sommet d’un mât de 25 mètres. « Dormir dans un tonneau n’est pas très facile », confie-t-il. « J’ai des tas de crampes et mal au dos. […] C’est très étroit, je ne peux me reposer qu’en position fœtale ».

Comme le philosophe grec Diogène au Ve siècle avant JC, Vernon Kruger vit très chichement. Son seul « confort » ? Un trou évacuant ses besoins naturels sous terre via un tuyau. Pour tout le reste, il dépend de son équipe d’assistance au sol. « C’est frustrant là-haut parce qu’il y a très peu de choses que je peux faire tout seul », grommelle-t-il.

Son calvaire a touché à sa fin ce lundi. Mais le quinquagénaire sud-africain compte le prolonger de quelques jours, afin d’en faire profiter des ONG d’aide à l’enfance et aux malades d’épilepsie, pour lesquelles il recueille des fonds. Et aussi, un peu, pour garder son nom dans le Guinness.