Québec : Des antennes relais sur les clochers, une nouvelle source de revenus pour les paroisses

ARGENT Les paroisses québécoises ouvrent leurs clochers aux fournisseurs de téléphonie mobile, une pratique très rémunératrice

20 Minutes avec agence

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Une antenne relais (illustration).
Une antenne relais (illustration). — ALLILI mourad/SIPA

Face aux difficultés financières, les paroisses se tournent vers de nouvelles solutions pour boucler leurs budgets. Au Québec, certaines d’entre elles acceptent désormais d’installer des antennes relais sur le clocher des édifices, rapporte La Presse. Un business rémunérateur et totalement assumé. « Les revenus sont appréciables. Ils représentent 20 % de notre budget annuel », explique Claude Archambault, secrétaire de la paroisse Saint-Jean-Berchmans, à Montréal.

Ainsi, les paroisses peuvent récupérer jusqu’à 50.000 dollars par an (34.500 euros) grâce à ce système de location. Les sommes récoltées sont ensuite réinjectées dans l’entretien des églises. Elles peuvent également servir à financer la rénovation des bâtiments, un poste de dépenses souvent très coûteux pour les paroisses.

Discrétion et réception maximale

Cette pratique ne fait pas l’unanimité chez les riverains. Mais à en croire les opérateurs de téléphonie, héberger une antenne dans un clocher ne présente que des avantages. Les antennes sont dissimulées en hauteur, positionnées sous le clocher qui constitue souvent le point culminant de la zone. Ensuite, les fournisseurs de téléphonie peuvent installer tous leurs équipements dans le sous-sol de l’église.

L’engouement pour cette pratique est tel que des responsables de l’archevêché de Montréal seraient en pleine négociation avec les grands fournisseurs pour revoir à la hausse les tarifs versés pour l’hébergement des antennes, selon La Presse. L’information n’a cependant pas été confirmée par l’archevêché.