La Nasa paie une enquête à cinq millions de dollars pour s’assurer que les employés de SpaceX ne prennent pas de drogue

INVESTIGATIONS La Nasa étant une entité publique, c'est l'argent des contribuables qui a financé les investigations au sein de la société d'Elon Musk

20 Minutes avec agence

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Le patron de Tesla, Elon Musk fume un joint sur le plateau de l'animateur Joe Rogan, en Californie, le 6 septembre 2018.
Le patron de Tesla, Elon Musk fume un joint sur le plateau de l'animateur Joe Rogan, en Californie, le 6 septembre 2018. — SIPA/CAPTURE VIDEO

Une enquête a été diligentée par la Nasa au sein de son partenaire SpaceX afin de s’assurer que les collaborateurs ne consommaient pas de drogue. L’agence spatiale américaine a lancé ces investigations après qu’Elon Musk, le PDG de l’entreprise, a fumé en direct un joint proposé par l’animateur d’un talk-show en septembre 2018.

Cette enquête a coûté cinq millions de dollars (un peu moins de 4,5 millions d’euros), révèle Politico. La Nasa étant une structure publique, c’est l’argent des contribuables qui a financé l’opération.

Un règlement à respecter

Les vérifications, commencées en mai, visaient à évaluer la culture d’entreprise de SpaceX en matière de stupéfiants. Elles ont été accompagnées de séances de sensibilisation et d’information auprès des employés.

Il s’agissait également de confirmer que les salariés de l’entreprise d’Elon Musk respectaient bien le règlement qui s’applique à toute société signant des contrats avec une agence publique américaine. Notamment l’interdiction totale de consommer des drogues illégales, comme la marijuana qui n’est pas dépénalisée dans les lois fédérales du pays.

Boeing également visé

SpaceX a donc reçu de la part de la Nasa l’argent nécessaire aux différents volets de l’évaluation. Les mêmes opérations ont été menées au sein de Boeing, un autre partenaire de l’agence spatiale. Mais contrairement à la société d’ Elon Musk, l’avionneur a dû lui-même prendre en charge le coût de cette campagne. Le montant dépensé n’a cependant pas été communiqué.

« En tant que contribuable, pourquoi devrais-je payer quand je n’ai pas à le faire, a commenté Pete Garrettson, ancien gradé de l’armée de l’air et spécialiste des stratégies spatiales. Et si j’étais Boeing, je demanderais pourquoi je suis puni sans recevoir la même compensation. »