VIDEO. Expressions drôles et désuètes : « Faîtes du bien à un âne, il vous chiera des crottes ! »

VOUS TEMOIGNEZ Nous vous avions demandé quelles étaient les expressions les plus drôles ou désuètes entendues dans votre famille et c’est un vrai festival

T.L.

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Dans certains repas de famille, même bébé est mort de rire.
Dans certains repas de famille, même bébé est mort de rire. — Pixabay
  • Dans nombre de familles, nous entendons encore de délicieuses expressions semblant sorties d’un autre temps.
  • Selon les régions de France, les mots et les significations de ces expressions varient.
  • Parfois absurdes, souvent drôles, elles rendent la vie un petit peu plus heureuse.

Qui a dit que les repas avec tonton, grand-maman et le petit frère devaient forcément ressembler à une ambiance de règlements de comptes façon Un Air de famille de Cédric Kaplisch ? C’est aussi et heureusement l’occasion parfois de bien rire en se souvenant de délicieuses expressions qui nous marquent toute notre vie. Emouvantes, absurdes, elles ont la saveur du bon sens et le goût du vintage. Dans le formidable premier spectacle de Kyan Khojandi, Pulsions, l’humoriste se remémore ainsi une expression de son père : « Des fois, tu parles à des gens. Tu crois que c’est les bons gens. En fait, c’est pas les bons gens. »

Bref, à votre tour, internautes de 20 Minutes, vous nous avez fait le cadeau d’expressions utilisées dans votre famille et qui, souvent, nous ont fait mourir de rire.

« Mange ta soupe, on te dit »

Culinairement, les expressions fusent. Presque tous les enfants se souviennent du calvaire de la soupe. Eh bien, dans les familles, on ne manque jamais de mots pour les obliger à tout avaler. Baptiste en témoigne : « Mange bien, on ne sait pas qui te mangera », avec une variante qui nous est donnée par Johann : « Mange ton assiette, tu ne sais pas qui te mangera. »

Quant à Didier, lorsque ses parents lui servaient une part trop grosse de nourriture, il avait droit « invariablement » à la même réponse : « Mange ce que tu as en trop comme cela après, il te restera juste assez. »

Encore plus appétissant, à la question de Tiffany, quand elle était petite : « Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? », sa maman répondait des « nonuches », soit « des crottes de chiens qu’on suce ». Miam !

Et maintenant, un peu de philosophie

Cyrille a été marqué à vie par une expression de ses parents. Il raconte : « Alors que j’étais petit, j’entends un jour les parents faire état d’un mort. J’ai alors demandé de quoi il était mort ce à quoi mon père m’a répondu : "il a oublié de respirer". Je n’ai jamais oublié de respirer depuis. »

L’histoire de Marie est heureusement plus légère. Dans sa famille, ils avaient souvent l’habitude de dire : « C’est la première poule qui crie, qui a pondu l’œuf ! » ce qui signifie plus clairement « c’est le premier qui se défend d’une faute, qui est coupable ».

L’expression employée par le père de Jean ne manque, quant à elle, pas de piquant : « Faîtes du bien à un âne, il vous chiera des crottes ! » Devinez-vous le sens du propos ? Elle n’est, en fait, pas si compliquée à comprendre. Jean nous la révèle : « Mon père utilisait cette expression quand nous n’étions pas reconnaissants de ses actions. »

Les inévitables classiques et les atypiques

Le père d’Olivier employait le fameux « pleure, tu pisseras moins » qu’il est inutile d’expliciter. La douloureuse expérience de Kelly quand elle faisait des bêtises se terminait également par un classique. Sa maman lui mettait une petite claque à l’arrière de la tête suivie de la petite ritournelle : « Si tu ne sais pas pourquoi, moi, je sais ! »

Laisser les lumières allumées n’était pas, non plus, la meilleure des idées. Pascale subissait alors le grinçant « ton père bosse à EDF ? » Ouille, ouille, ouille. Morgane, elle, a laissé ses collègues de travail comme deux ronds de flan. Elle raconte : « Originaire de la Loire (de Roanne, plus précisément), j’habite à Paris depuis près de trois ans et, alors qu’avec mes collègues nous buvions un café, je dis : "Bon allez, on va se prendre du souci !" (ce qui pour moi voulait dire qu’il allait falloir retourner au travail). » Elle a vite compris que « cette expression n’existait pas à Paris ».

Une dernière pour la route ? Quand Pierre ennuyait son grand-père avec des répétitifs « où tu vas ? », il avait droit pour réponse à un incroyable « je m’en vas en Gigondée, tailler des béquilles aux sauterelles ! », façon de lui conseiller de « s’occuper de ses affaires de gosse ».

Sur ces bonnes paroles, belle méditation.