Royaume-Uni : Un ado de 17 ans qui ne mangeait que des frites, du pain et des chips perd la vue

MALNUTRITION Il avait consulté dès l’âge de 14 ans parce qu’il ressentait une « immense fatigue »

20 Minutes avec agence

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Illustration d'une barquette de frites.
Illustration d'une barquette de frites. — 27535/ISOPIX/SIPA

On ne rappellera jamais assez qu’il faut varier son alimentation, au risque de graves séquelles. Un adolescent britannique, dont l’alimentation s’est réduite à des frites, du pain blanc, des saucisses et du jambon industriel pendant six ans, a perdu la vue à l’âge de 17 ans.

Sa cécité est la conséquence directe de ses mauvaises habitudes nutritionnelles, selon une étude publiée, ce mardi, dans la revue Annals of Internal Medicine. Pendant des années à partir de 11 ans, le jeune homme n’a consommé aucun fruit et aucun légume.

Une simple carence en vitamine B12 ?

L’adolescent a consulté un médecin dès ses 14 ans. Il se plaignait notamment d’une immense fatigue. Il ne présentait pas de signe de malnutrition et son indice de masse corporelle était dans les normes. Une simple carence en vitamine B12 a, entre autres, été diagnostiquée et le jeune homme a reçu de simples injections et des conseils pour varier son alimentation.

Un an plus tard, des problèmes de vue et d’audition sont apparus, peu avant une cécité complète. Le Britannique souffrait en fait d’une neuropathie optique toxique et carentielle, qui peut être causée par des carences alimentaires ou par l’absorption de matières toxiques.

Faire plus attention à la « junk food »

Si la pathologie est bien connue dans les régions du monde touchées par la famine, elle est plus rare dans les pays développés. Il était même anormal qu’elle se développe chez l’adolescent, qui ne consommait ni tabac ni alcool avec excès, ne suivait aucun traitement médicamenteux et n’avait pas été exposé à des substances nocives.

« Ce cas souligne l’impact du régime sur la santé physique et mentale, mais aussi le fait que l’IMC et les calories ne sont pas des indicateurs fiables pour déterminer l’état nutritionnel », alerte Denize Atan, responsable de l’étude. Les chercheurs britanniques estiment que l’alimentation des patients et leur consommation de « junk food » devraient être davantage prises en compte dans les diagnostics médicaux.