Volkswagen: Pour hériter de sa fortune, la veuve de l'ancien président n'aura pas le droit de se remarier

POSSESSIF POST PORTEM Dans son testament, Ferdinand Piëch a inséré une « clause de célibat » pour son épouse

20 Minutes avec agence

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Ferdinand Piëch et son épouse Ursula, ici en 2013.
Ferdinand Piëch et son épouse Ursula, ici en 2013. — Julian Stratenschulte/AP/SIPA

Décédé ce lundi à l’âge de 82 ans, Ferdinand Piëch nous a quittés. Mais l’ancien président de Volkswagen avait pensé à tout, et notamment à rédiger un testament… dans lequel il conditionne l’héritage de son épouse à une « petite » condition.

Plus précisément, l’homme d’affaires a inséré une « clause de célibat » dans le document. Pour que sa femme puisse hériter de sa fortune, estimée à 1,1 milliard d’euros, Ursula Piëch ne devra pas se remarier, révèle le média allemand Bild.

Une confiance absolue en sa femme

Outre sa présidence à la tête de Volkswagen, Ferdinand Piëch était aussi le petit-fils de Ferdinand Porsche. Avec la holding Porsche SE, les deux familles Porsche et Piëch détiennent 52,2 % des droits de vote dans le groupe VW. Au total, leur fortune est estimée à 37 milliards d’euros.

Dans un contexte familial complexe et conflictuel, Ferdinand Piëch ne faisait confiance qu’à Ursula, sa quatrième et dernière épouse. C’est pour cette raison qu’il a décidé qu’elle serait l’héritière de sa fortune, à condition toutefois qu’elle ne se remarie pas.

En France, une telle clause est souvent jugée comme étant discriminatoire, l’article 12 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme déclarant que « tout Homme a le droit de se marier ». Les cours françaises acceptent parfois de passer outre, quand la clause a pour but de conserver un héritage et de protéger les enfants, précise BFMTV.