Canada: Il appelle la police au lieu des pages blanches, les agents découvrent 100 armes chez lui

OUPS L’homme a expliqué son erreur au téléphone mais les policiers se sont déplacés par précaution

20 Minutes avec agences
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Illustration d'un téléphone fixe.
Illustration d'un téléphone fixe. — POUZET/SIPA

Un 9 à la place d’un 4 qui va l’envoyer devant un tribunal. Un septuagénaire canadien qui pensait avoir composé le numéro des pages blanches, le 411, a en fait appelé la police, au 911, ce lundi 5 août. Les agents ont alors découvert à son domicile une centaine d'armes à feu mal entreposées.

Les officiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale) ont communiqué sur cette affaire ce mercredi après avoir confisqué les 94 fusils et six pistolets chez l’homme, à Chebogue, dans la province de Nouvelle-Ecosse.

Le propriétaire, âgé de 73 ans, détenait les armes légalement mais ne les avait pas entreposées de façon réglementaire, c’est-à-dire démontées ou rangées dans un casier verrouillé. Elles ont donc été confisquées et l’homme a été brièvement arrêté.

La police s’est déplacée par précaution

La police fédérale s’est rendue au domicile de l’homme par précaution, afin de s’assurer de sa sécurité, bien qu’il ait expliqué son erreur au téléphone.

La politique de la GRC est en effet de se déplacer à chaque appel, même en cas de faux numéro ou si quelqu’un raccroche. Il peut par exemple s’agir d’une personne blessée incapable de parler, ou d’une personne directement menacée et n’étant pas libre de ses paroles, a expliqué à l’AFP Jennifer Clarke, porte-parole de la GRC de Nouvelle-Ecosse.

Une fois sur place, les agents ont rapidement repéré les armes. « Elles étaient bien en vue. Dès que nos agents sont entrés, ils les ont remarquées », selon le caporal Clarke. L’homme a été remis en liberté en attendant une comparution devant le tribunal de Yarmouth le 5 octobre prochain, selon la police.