Malaisie: Naissance d’un bébé tortue à deux têtes au large de Bornéo

ANIMAUX La tortue bicéphale n’a pas survécu

20 Minutes avec AFP

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La tortue à deux têtes est morte mercredi 17 juillet 2019. La cause de sa mort est encore inconnue.
La tortue à deux têtes est morte mercredi 17 juillet 2019. La cause de sa mort est encore inconnue. — HANDOUT / SCUBA JUNKIE S.E.A.S / AFP

Un bébé tortue à deux têtes est né en Malaisie, mais n’a survécu que quelques jours, captivant l’attention des défenseurs de l’environnement. Il a été découvert sur l’île de Mabul au large de la partie de Bornéo appartenant à la Malaisie, parmi quelque 90 bébés tortues nés récemment dans un nid. C’était une créature « absolument fascinante », selon le biologiste marin David McCann, employé de SJ SEAS, organisation de préservation de l’environnement dépendant du centre de plongée Scuba Junkie, qui s’occupe du nid.

« La tête droite semble contrôler la nageoire avant-droite, et la tête gauche la nageoire avant-gauche. Pourtant (les deux têtes) sont capables de coordonner leurs mouvements pour marcher et nager », a-t-il expliqué dans un communiqué. « Nous avons vu quelque 13.000 bébés tortues sortir de l’écloserie, mais n’avons jamais vu quelque chose comme ça auparavant », a ajouté le président de SJ SEAS Mohamad Khairuddin Riman.

Une espèce menacée

Mais la tortue est morte mercredi, a indiqué Sen Nathan, vétérinaire employé par la direction de la faune de l’Etat de Sabah. La cause de sa mort est encore inconnue, mais elle avait de toute façon très peu de chance de survivre longtemps dans la nature, a-t-il ajouté. « Elle aurait été happée par un oiseau de proie parce qu’elle ne pouvait pas bien nager », a-t-il expliqué.

Le cas est rare mais n’est pas inconnu. Une tortue à deux têtes avait été découverte en 2014 sur une île au large de la côte orientale de Malaisie et avait survécu trois mois, selon Sen Nathan. Les tortues vertes (Chelonia mydas), l’une des plus grandes tortues de mer, vivent principalement dans les eaux tropicales et subtropicales. Classées parmi les espèces menacées, elles souffrent d’une réduction de leur zone d’habitat et de braconniers à la recherche de leur viande et leurs œufs.