Etats-Unis: Une femme nommée Marijuana valide sa thèse sur les prénoms afro-américains originaux

ET POURQUOI PAS Celle qui est désormais docteure l'assure avec humour, elle ne consomme ni drogue ni soda

20 Minutes avec agence

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Des étudiants à la cérémonie de remise de diplôme. Illustration.
Des étudiants à la cérémonie de remise de diplôme. Illustration. — Visions of Ameri/SUPERSTOCK/SIPA

Le poids du vécu. Une Américaine de 46 ans prénommée Marijuana a validé en mai sa thèse sur l’impact des prénoms en milieu scolaire. Marijuana Pepsi Vandyck a ainsi obtenu son doctorat pour son travail sur les prénoms portés par certains Afro-Américains venus de milieux défavorisés.

Selon sa thèse, intitulée « Prénoms noirs dans des classes blanches : comportement des professeurs et perception des élèves », le prénom peut être un indicateur de la couleur de peau ou des origines sociales et entraîner des discriminations à l’école.

Elle utilise parfois ses initiales

Les individus interrogés par la doctorante pour sa thèse sont nombreux à indiquer avoir été traités différemment par les enseignants, rapporte le Milwaukee Journal Sentinel. Et Marijuana Pepsi Vandyck est elle aussi passée par là. « Les gens en faisaient des tonnes, je ne pouvais pas y échapper », raconte-t-elle.

La quadragénaire n’a jamais rencontré d’autre personne appelée Marijuana. Mais elle n’en veut pas à sa mère d’avoir choisi ce prénom original. Elle dit même y voir la preuve que tout obstacle peut être surmonté.

La doctorante explique tout de même qu’il lui arrive d’utiliser ses initiales MP pour éviter de perdre 15 minutes à expliquer les origines de son prénom. A l’inverse, celle qui travaille parfois avec des enfants n’hésite pas à se présenter comme le docteur Marijuana Pepsi pour être sûre d’avoir toute leur attention. Elle tient aussi à préciser qu’elle ne consomme ni stupéfiants ni sodas au cola.