Japon: Une appli permet aux victimes des frotteurs d'appeler à l'aide dans le métro

AGRESSIONS SEXUELLES Si une utilisatrice la déclenche, Digi Police peut diffuser le son d’une voix qui hurle « arrêtez ! »

NewsGene

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Les «frotteurs» sévissent dans les transports en commun.
Les «frotteurs» sévissent dans les transports en commun. — POUZET/SIPA

Se protéger grâce à la technologie. Digi Police, une application développée par la police de Tokyo (Japon), permet depuis quelques mois aux victimes d’attouchements dans le métro de faire fuir leur agresseur et d’alerter les autres passagers, rapporte The Guardian.

Créé il y a trois ans pour informer et sensibiliser les citoyens sur les arnaques, le programme a depuis été modifié. En tout, il a été téléchargé plus de 237.000 fois. « On enregistre environ 10.000 téléchargements de plus chaque mois », précise une fonctionnaire de police.

Des wagons réservés aux femmes

Digi Police permet aux victimes qui n’osent pas réagir en subissant des attouchements de demander de l’aide. Déclenchée par l’utilisatrice, l’application diffuse une voix criant à plein volume : « Arrêtez ! ». Une autre fonctionnalité permet d’afficher le message « Il y a un agresseur. S’il vous plaît aidez-moi », et ainsi de demander l’aide des autres passagers du métro sans parler.

Les trains et métros japonais sont le théâtre de nombreux faits de harcèlement et d’agressions sexuelles. Ces derniers ont lieu dans les rames ou aux gares et stations Au point que depuis les années 2000, il existe des wagons réservés aux femmes. Ils sont aujourd’hui disponibles sur 87 lignes différentes dans tout le Japon.

Pour les « frotteurs », la loi japonaise prévoit une peine allant jusqu’à six mois de prison et une amende de 500.000 yens (environ 4.500 euros). Si l’agression sexuelle est assortie de menaces ou de violences, l’accusé encourt 10 ans de prison.