Il perd à la courte paille et doit rentrer à pied de Budapest jusqu'à Castres, soit plus de 1.600 km

TRUC DE OUF Sur un pari perdu avec trois copains, un jeune Tarnais a dû rentrer à pied de Budapest, soit plus de 1.600 km à pied

B.C.

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Pierre, le premier jour de son périple entre Budapest et Castres.
Pierre, le premier jour de son périple entre Budapest et Castres. — Let’s Go Pierrouf Facebook
  • Après avoir perdu à la courte paille, un Tarnais a dû rentrer à pied de Budapest.
  • Il avait en poche seulement 150 euros pour rallier son village situé près de Castres.
  • Cinq jours après avoir quitté les bords du Danube, il est arrivé «sain et sauf» et est prêt pour l’entraînement de foot.

« Ce qui se passe à Budapest, reste à Budapest » ? Pas vraiment pour cette bande de copains du club de football de Cambounet, une petite commune à l’ouest de Castres, dans le Tarn. Inspirés par le Very bad trip à la française de Manu Payet, Pierre, Mathieu, Nicolas et Alexandre ont décidé d’aller y faire la fête. Après avoir passé une soirée à vider des bouteilles dans une cave à vins, ils se sont lancé un énième défi.

Le gage : rentrer à Cambounet-sur-le-Sor à pied, avec en poche seulement 150 euros. A la courte paille, c’est Pierre qui a gagné le droit de tester cette nouvelle formule de Pékin Express, soit 1.643 kilomètres à parcourir, via la Slovénie et l’Italie, l’équivalent de 346 heures de marche.

Le trajet entre Budapest et Cambounet, dans le Tarn.
Le trajet entre Budapest et Cambounet, dans le Tarn. - Google maps

Avant de le laisser à son triste sort, ses potes ont pris soin de déchirer son billet d’avion, histoire d’éviter toute tricherie. « A chaque fois qu’on part, quand on rentre on a une anecdote à raconter, là on n’avait rien d’extraordinaire, d’où l’idée de rentrer à pied », raconte Pierre, à quelques minutes de retrouver son Tarn natal.

Match à Zagreb

Parti dimanche dernier des bords du Danube, il sera en effet ce soir à l’entraînement de football pour débriefer son périple. Qui a plutôt mal commencé. « Le premier bus dans lequel je suis monté a pris feu », raconte ce responsable logistique à Toulouse qui s’est demandé le premier jour dans quoi il s’était fourré.

Au fil de ses rencontres en auto-stop, et malgré la barrière de la langue, il a fait des rencontres sympas et même un petit détour via Venise. Il a pu assister aussi à un match de foot à Zagreb grâce à une association de Français sur place. Finalement, ces cinq jours de voyage en bonus étaient certainement plus funs qu’un simple retour en avion.

Et ce petit périple lui a permis de faire connaître Cambounet et sa fabuleuse équipe de football. « Nous sommes en demi-finale de la coupe du Tarn, si jamais on gagne, on s’est promis d’amener la coupe sur les cinq continents », assure Pierre. Et ils en sont capables.

En août dernier, pour la féria de Dax, ils avaient fait imprimer en taille réelle la photo de leur copain qui ne pouvait pas être là… Un festayre en carton qui avait fait le buzz.