Traversée de l'Atlantique dans un tonneau: l'aventurier est arrivé en Martinique

EXPLOIT Durant son périple, l'aventurier a perdu 4 kilos, un par mois

20 Minutes avec AFP

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Jean-Jacques Savin est arrivé de nuit en Martinique après un périple en mer de 127 jours et 5.800 km.
Jean-Jacques Savin est arrivé de nuit en Martinique après un périple en mer de 127 jours et 5.800 km. — Lionel CHAMOISEAU / AFP

C’est de nuit que l’aventurier Jean-Jacques Savin est arrivé jeudi en Martinique, destination finale d’un périple de plus de quatre mois, ballotté par les courants de l’Atlantique dans son tonneau orange.

Ce fut « un voyage passionnant mais aussi très risqué », a expliqué l’ancien militaire de 72 ans après son arrivée à 1 heure (heure locale) et ses retrouvailles avec sa compagne Josyane ainsi que son ami Pierre Galzot qui l’attendaient sur le quai à Fort-de-France. Jean-Jacques Savin avait quitté son tonneau vendredi dernier après 127 jours et 5.800 km de mer pour monter sur un pétrolier en direction de l’île néerlandaise de Saint-Eustache (Caraïbes). Après un peu de repos à Saint-Eustache, le baroudeur et son tonneau ont été pris en charge par un remorqueur français, venu spécialement le chercher pour le ramener en Martinique.

« Un garçon extrêmement résilient »

Sur le quai du port foyalais, Pierre Galzot a retrouvé son ami, vêtu d’un t-shirt orange aux couleurs de son tonneau, « égal à lui-même ». « C’est le Jean-Jacques Savin que je connais depuis 40 ans. Un garçon extrêmement résilient, qui était très très bien entraîné. Là, sincèrement, il n’est pas trop amaigri​ », a assuré Pierre Galzot, médecin de profession, qui a « quand même recommandé » à son ami d’aller « faire un bilan complet » à l’hôpital. Durant son périple, l’aventurier a perdu 4 kilos, un par mois. A bord de sa capsule de 3 mètres de long et de 2m10 de diamètre principal, il a dû évoluer dans un espace de vie de 6 m2 seulement.

Jean-Jacques Savin s’était lancé le 26 décembre de l’île d’El Hierro dans les Canaries pour traverser l’Atlantique, mû par la seule force des courants. Emule du navigateur Alain Bombard qui avait en 1952 traversé l’Atlantique en solitaire sur un canot pneumatique, il a estimé avoir réussi son pari de traverser l’océan après être entré le 27 avril en mer des Caraïbes.

L’aventure, suivie par plus de 23.000 personnes sur Facebook, devrait faire l’objet d’un livre.