Traversée en tonneau de l’Atlantique: «Mon rêve est devenu réalité», savoure Jean-Jacques Savin, 72 ans, après 122 jours en mer

EXPLOIT Le retraité girondin ne réalise pas encore son exploit

Propos recueillis par Clément Carpentier

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Jean-Jacques Savin dans son tonneau.
Jean-Jacques Savin dans son tonneau. — Jean-Jacques Savin
  • Jean-Jacques Savin vient de traversée Atlantique à bord d’un simple tonneau.
  • Avec ce voyage en mer, il réalise l’un de ses rêves à 72 ans.
  • La navigation n’a pas été de tout repos, loin de là, pour le retraité girondin.

Chapeau l’artiste ! Jean-Jacques Savin, 72 ans, vient de réaliser un incroyable exploit en traversant en tonneau l’Atlantique uniquement poussé par le courant et le vent. Un exploit après 122 jours et neuf heures : « Le méridien me positionne dans la mer des Caraïbes. La traversée est donc terminée. Merci à tous », a-t-il annoncé samedi. Ce lundi alors qu’il se retrouve à 400 kilomètres de Porto Rico et tente de rejoindre la Martinique où une équipe médicale l’attend, le retraité girondin livre sa première réaction à 20 Minutes.

Que ressentez-vous quelques heures après la fin de cette aventure ?

C’est un rêve devenu réalité ! Mais étant toujours en mer, je ne réalise pas trop. J’ai juste passé une ligne virtuelle dans la mer des Caraïbes. Je suis toujours dans ma bulle. Je pense surtout à récupérer.

Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

C’est mon plus grand exploit. J’ai vécu des moments très forts avec l’environnement notamment les poissons. Je profitais de chaque moment pour aller les saluer sous la coque. Et puis, il y a ces couchers et levers de soleil que l’on ne trouvera nulle part ailleurs.

Avez-vous douté ou eu peur à un moment ?

Oui j’ai douté après 15 jours de traversée car je dérivais et les vents capricieux me faisaient trop remonter vers les Açores. Peur ? Oui aussi à deux reprises avec des cargos qui faisaient route vers moi. L’un s’est détourné à 600 mètres de moi après un appel radio. Pour l’autre, la radio était coupée, j’ai été obligé d’allumer un fumigène alors qu’il était à moins de 100 mètres de moi !

La terre vous a-t-elle manqué ?

La terre ne me manque toujours pas. Pendant quatre mois, j’ai été un homme libre et c’est ce dont j’avais besoin.