Aude: Les gendarmes auraient pu à nouveau rouler en Alpine... mais c'était sans compter le prix du carburant

CASSER LA TIRELIRE La gendarmerie de l’Aude a pu tester la nouvelle version de l’Alpine 110. Mais a du rendre les clés au concessionnaire, faute de budget carburant adapté à la consommation du bolide

B.C.

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La Renault Alpine A.110 testée par la gendarmerie de l'Aude.
La Renault Alpine A.110 testée par la gendarmerie de l'Aude. — Gendarmerie Aude

La gendarmerie a toujours eu un faible pour la Renault Alpine, et cela ne date pas d’hier. En 1967, pour que les militaires des toutes nouvelles brigades d’interventions rapides (BRI) puissent attraper les chauffards, les équipes sont dotées d’Alpine 110. Des bolides qui seront remplacés quelques années plus tard par la version A310. Des modèles de la marque au losange qui ont laissé rêveur plus d’un képi.

La compagnie de gendarmerie de Carcassonne a bien cru que ce rêve allait devenir réalité lorsqu’une Alpine A110 nouvelle génération a débarqué sur le parking de la caserne, déjà équipée d’un gyrophare.

Doté d’une motorisation de 252 chevaux, d’un moteur central arrière et d’un entraînement par propulsion, l’engin aux courbes sportives était prêt à faire de la concurrence à la Mégane RS3 et ses 280 chevaux.

Trop gourmande… en essence

Mais si les essais « se sont révélés concluants », indiquent les gendarmes de l’Aude sur leur page Facebook, il a fallu restituer ce petit bijou de mécanique au concessionnaire. Pas parce qu’elle était trop voyante, mais parce qu’au niveau budget, les « cartes carburant ne sont pas dimensionnées ». Trop gourmande en essence donc pour assurer les missions d’interception du quotidien.