Nantes accueille une étape du mondial de cheval... à deux pattes!

EVENEMENT Une quinzaine d'équipes participent à l'événement, organisé ce week-end à la Foire de Nantes

Julie Urbach

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Lors du championnat du monde de cheval à deux pattes 2018
Lors du championnat du monde de cheval à deux pattes 2018 — Maindron production
  • Le cheval à deux pattes se pratique déguisé, un bâton entre les jambes, et avec une bonne dose d’autodérison.
  • Après une première édition l'an dernier, le championnat du monde revient avec une première étape, samedi à Nantes.

La plupart des participants viendront équipés de bottes et d’une bombe, et il faut d’ailleurs les appeler « cavaliers ». Pourtant, l’épreuve d’équitation qui se déroulera samedi dès 14h au parc des expositions de Nantes sort franchement de l’ordinaire. Inutile de chercher un double-poney à la Foire de Nantes, qui reçoit l’événement : le cheval à deux pattes se pratique déguisé, un bâton entre les jambes, et avec une bonne dose d’autodérision.

Apparue en France l’an dernier, ce Mondial insolite revient avec les mêmes règles du jeu : samedi, une quinzaine d’équipes composée de quatre à six membres s’affronteront lors d’une chorégraphie imposée, d’un parcours de saut d’obstacles et d’un concours de hennissement. Les trois meilleures seront sélectionnées pour l’étape finale, qui se déroulera le 12 octobre aux Herbiers, en Vendée.

« Une cinquantaine de critères seront pris en compte par le jury [dont certains membres sont issus du monde équestre traditionnel], sourit Philippe Maindron, co-créateur déjanté du festival de Poupet et organisateur de l’événement. L’esthétique, l’allure, l’énergie, l’humour… Il faudra être très concentré, avoir bien mémorisé les pas, tout donner. C’est du sérieux, il y aura de la compétition, sans évidemment se prendre au sérieux. »

Entraînement et lâcher prise

C’est avec cette ligne de conduite que Romain et son équipe, appelée Palmach'vaux, ont remporté le trophée des mains de Guillaume Canet, l’an dernier, face à 300 concurrents et plus de 2.500 spectateurs. « On ne se représente pas cette année pour laisser une chance aux autres, sourit le jeune homme de 29 ans. Pour gagner, il faut un peu d’entraînement et pas mal de lâcher prise. C’est sûr que se déplacer avec un manche à balai, ça fait bizarre, mais sur place il n’y a aucune moquerie, un esprit collectif, une grosse ambiance fraternelle. On est super contents d’avoir gagné après notre échec en finale du Mondial d’aquaponey 2016… »

Lors du championnat du monde de cheval à deux pattes 2018
Lors du championnat du monde de cheval à deux pattes 2018 - Maindron production

La discipline, également appelée « hobby-horsing », compte déjà des milliers d’adeptes en Finlande et se développe en France. Car depuis le premier championnat, le délire a encore été poussé un peu plus loin puisqu’une association française du cheval à deux pattes a même été créée. Début juin, une autre étape préparatoire aura lieu à Arcachon. « Nous avons lancé une pétition pour que le cheval à deux pattes, une discipline autant technique que sportive, intègre le programme olympique, espère Philippe Maindron. Je vous l’annonce : on sera prêts pour 2024 ! »