Etats-Unis: Elle obtient une pension alimentaire pour sa fille... 50 ans après la séparation

UNE BELLE DETTE L’homme ne devait payer que 210 dollars par mois pendant 30 mois, puis 160 dollars jusqu’aux 18 ans de sa fille

20 Minutes avec agences

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Le marteau de la justice. Illustration.
Le marteau de la justice. Illustration. — PureStock - Sipa

Elle a enfin obtenu justice. Près de cinquante ans après un jugement condamnant son ex-mari à lui payer une pension alimentaire pour l’éducation de sa fille, une Américaine a obtenu gain de cause ce mercredi.

Toni Anderson, aujourd’hui âgée de 74 ans, va donc toucher 150.000 dollars avec les intérêts. Elle avait épousé son mari en 1966 mais le couple s’était séparé deux ans plus tard, après la naissance d’une petite fille.

Pas de prescription pour les pensions impayées

Dans le cadre du divorce, un juge avait ordonné au père de contribuer financièrement à l’éducation de son enfant : 210 dollars par mois pendant 30 mois, puis 160 dollars par mois jusqu’à son 18e anniversaire. Mais l’homme a rédigé un premier chèque sans provision avant de partir s’installer au Canada. « Il a complètement disparu », explique son ex-femme à CNN.

Elle a pu élever seule sa fille, aujourd’hui âgée de 52 ans, mais manque aujourd’hui de moyens pour vivre. En 2018, elle s’est rendu compte que la loi californienne ne prévoyait aucun délai de prescription pour les arriérés de pension alimentaire. Elle a donc retrouvé la trace de son ex-mari et l’a assigné en justice.

« Je pense qu’il est un peu paniqué »

« Il ne me devait que 160 dollars par mois, mais ça c’était il y a 50 ans », explique Toni Anderson à la chaîne KGTV. « Aujourd’hui ça fait beaucoup plus. » Avec des intérêts à 10 %, la somme dépassait 170.000 dollars. Un accord conclu ce mercredi entre les parties a ramené la dette à 150.000 dollars.

« Je pense qu’il est un petit peu paniqué, a confié la retraitée aux médias qui l’interrogeaient sur la réaction de son ex-mari, présent au tribunal. Et j’en suis bien contente parce que j’ai été paniquée durant toutes ces années. Maintenant, c’est son tour. »