Île de Pâques: Les statues de pierre géantes sont menacées par des parasites

PATRIMOINE Le maire de l’île de Pâques demande aux pays qui ont emporté certains des célèbres visages de payer une taxe

Naomi Mackako
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Les Moaï sont de géantes statues de pierre situées sur l'île de Pâques en Polynésie mais appartiennent au patrimoine chilien.
Les Moaï sont de géantes statues de pierre situées sur l'île de Pâques en Polynésie mais appartiennent au patrimoine chilien. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Les célèbres statues de tuf de l’île de Pâques en Polynésie pourraient disparaître. Selon Reuters, 70 % des moaï séculaires sont usés par les intempéries mais aussi par un parasite qui ronge la roche volcanique.

Les experts de l’agence de presse ont déclaré qu’en seulement cent ans, les monolithes pourraient perdre leur visage et devenir de simples blocs rectangulaires. L’érosion, la hausse du niveau des eaux et les lichens sont à l’origine de la dégradation des sculptures monumentales. En effet, le lichen - une sorte de champignon - ronge la roche et déforme les visages emblématiques. Cette forme de « lèpre », comme l’appellent les habitants, parsème le visage des moaï de taches blanches.

Une redevance pour les emprunts internationaux

Le maire de l’île a lancé un appel à l’aide au niveau international. Il demande aux pays qui ont emporté des statues de l’île il y a des siècles de verser une redevance. A Londres, le British Museum qui abrite Hoa Hakananai’a, une statue de 2,13 mètres ramenée par des explorateurs britanniques il y a plus de 150 ans, est parmi les concernés. Le musée de l’histoire et de la culture humaine s’est réjoui d’envisager un prêt à long terme auprès de l’île.

Ralentir l’impact du temps et de la météo au niveau local

« Vous ne pourrez jamais empêcher totalement l’impact du temps ou de la météo mais vous pouvez le ralentir pour que plus de visiteurs puissent en profiter », a déclaré à Reuters, Sonia Haoha, une archéologue locale. Et d’ajouter qu’il est possible de sauver les monolithes en les nettoyant méticuleusement et en les enduisant d’un produit chimique pour éviter l’humidité.