Les aboiements de votre chien pourront vous coûter 68 euros à Feuquières (illustration).
Les aboiements de votre chien pourront vous coûter 68 euros à Feuquières (illustration). — Paramount Pictures

INSOLITE

Oise: Un arrêté municipal pour que les chiens cessent d'aboyer en permanence

Le maire de Feuquières a décidé d’agir contre les aboiements intempestifs qui gâchent la vie de certains habitants

  • Un maire de l’Oise a pris un arrêté municipal « anti-aboiements ».
  • Les maîtres de chiens trop bruyants risquent une amende de 68 euros.
  • C’est un conflit de voisinage qui est à l’origine de cette décision de l’élu.

Feuquières est une petite commune de l’Oise, à mi-chemin entre Amiens et Beauvais. Elle compte près de 1.500 habitants et un certain nombre de chiens. Et il arrive à ces chiens de donner de la voix en aboyant, parce que si les chiens savaient parler, ça se saurait. Sauf que, manifestement, ces cris de bêtes incommodent certains habitants. A tel point que le maire de la commune, Jean-Pierre Estienne, a décidé d’agir.

L’élu a donc pris un arrêté municipal visant à réduire les nuisances sonores constituées par les aboiements des chiens. Le problème, c’est que les canidés ne savent pas davantage lire qu’ils ne savent parler. L’arrêté s’adresse donc à leurs maîtres : « Il ne s’agit pas d’interdire aux chiens d’aboyer. L’arrêté demande aux maîtres de faire en sorte que les chiens ne perturbent pas l’environnement lorsqu’ils aboient », a expliqué le maire à nos confrères de Oise Hebdo.

Une amende de 68 euros tout de même

En fait, c’est un conflit de voisinage qui est à l’origine de l’initiative de Jean-Pierre Estienne. Les voisins d’un homme qui possède plusieurs chiens en avaient assez d’entendre leurs cris à longueur de journée. Les tentatives pour régler cette histoire à l’amiable ayant échoué, l’élu a donc brandi la menace de sanctions financières. En cas de nuisances sonores avérées de la part des canidés, il en coûtera 68 euros d’amende à leur propriétaire.

Le maire assure néanmoins que l’arrêté, qui prend effet ce lundi, n’interdit pas aux clébards de pousser un petit coup de gueule de temps en temps. Il s’agit d’empêcher les « aboiements prolongés ou répétés », assure l’élu. Au propriétaire de s’arranger. Que ce soit en persuadant son animal de la fermer ou, en tout cas, d’aboyer moins fort. Face à un refus obstiné de l’animal, le maître devra enfermer le fauteur de trouble « à l’intérieur d’un appartement ou dans une maison d’habitation. »