Nièvre: Une ancienne habitante de Mesves-sur-Loire lègue 4,5 millions d'euros à la commune

DON La somme léguée par cette ancienne habitante, décédée en mars 2018, représente plus de quatre fois le budget annuel de cette commune...

20 Minutes avec agences

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Mesves-sur-Loire a reçu un don de 4,5 millions d'euros de la part d'une ancienne habitante (illustration).
Mesves-sur-Loire a reçu un don de 4,5 millions d'euros de la part d'une ancienne habitante (illustration). — Gellinger/Pixabay

Mesves-sur-Loire, village 700 âmes dans la Nièvre, a hérité de 4,5 millions d’euros. Ces coquettes étrennes ont été léguées par une ancienne habitante décédée à La Baule (Loire-Atlantique) en mars dernier. Dans le détail, il s’agit de trois millions d’euros en numéraire, le reste en assurance-vie.

« Pour nous, c’est une aubaine », a expliqué auprès de l’AFP Bernard Gilot, le maire de Mesves-sur-Loire, en confirmant ce jeudi une information du Journal du Centre. Cette manne inattendue représente plus de quatre fois le budget annuel de la commune.

« J’ai d’abord cru à une blague »

« Quand on en est à débattre pour acheter une tondeuse à 1.000 euros, ça change les choses », poursuit le premier édile. Avec ces nouvelles ressources, il envisage d’offrir au village un système d’assainissement, de refaire les toitures de l’église, de la mairie, des bâtiments communaux et de construire une salle polyvalente.

Bernard Gilot avait reçu en mars 2018 la lettre d’un notaire de La Baule. « J’ai d’abord cru à une blague », raconte l’élu. Celui-ci a attendu plusieurs mois que tout soit officiel, notamment la fin d’une enquête concernant l’assurance-vie, pour annoncer la nouvelle à ses administrés lors de ses vœux, vendredi 18 janvier.

Un coffre-fort légué aussi à la commune

La bienfaitrice se nomme Simone Daignas. Décédée sans héritier à l’âge de 94 ans, elle a demandé à être enterrée dans le cimetière du village. « J’ai fait ma petite enquête chez les anciens qui la connaissaient : elle a vécu avec ses parents dans une petite maison du centre du village », raconte Bernard Gilot. Selon lui, elle recevait toujours le bulletin municipal de la commune.

La donatrice n’a laissé aucune directive pour l’utilisation de son héritage, mais la salle polyvalente, si elle est construite, portera son nom. Sinon, ce sera une rue du village. Dernier mystère : Simone Daignas possédait dans une banque de La Baule un coffre-fort, lui aussi légué à la commune. Nul ne sait encore ce qu’il contient. Le maire doit se rendre à La Baule fin février.