Japon: Un homme de 35 ans s'est marié avec un hologramme de chanteuse virtuelle

«HER» L’entreprise qui a remis le certificat de mariage a célébré près de 3.700 « unions » de ce genre…

20 Minutes avec agences

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La chanteuse virtuelle japonaise Hatsune Miku en plein concert.
La chanteuse virtuelle japonaise Hatsune Miku en plein concert. — TPG/NEWSCOM/SIPA

Un fonctionnaire de 35 ans a épousé en octobre dernier Hatsune Miku, une chanteuse numérique, au Japon. Le jeune marié et son « épouse » ont effectué le mois dernier leur voyage de noces. Leur mariage n’a cependant aucune valeur juridique.

« Je ne l’ai jamais trompée, j’ai toujours été amoureux d’elle, j’ai pensé à elle tous les jours », a déclaré le jeune homme. Il a déboursé 2 millions de yens (plus de 15.000 euros) pour organiser une cérémonie de mariage traditionnelle. Aucun membre de sa famille ne se trouvait parmi les 40 invités. La chanteuse était présente sous la forme d’une peluche d’une dizaine de centimètres.

Un époux « ordinaire »

Dans la maison du Japonais, la diva numérique aux yeux immenses et longs cheveux turquoise est partout. Pour la conversation, l’homme possède une GateBox, sorte de cloche coûtant près de 2.500 euros sous laquelle apparaît l’hologramme d’Hatsune Miku. Elle peut prononcer quelques phrases élémentaires telles que « bonne journée », « bonsoir », « il a fait beau aujourd’hui », et interagir avec une partie de l’électroménager.

« Je suis amoureux du concept Hatsune Miku mais je me suis marié avec celle que j’ai chez moi », explique-t-il. Il se considère désormais comme un mari ordinaire : sa femme le réveille le matin et lui souhaite bonne journée. Le soir, il l’avertit par téléphone quand il rentre et elle allume les lumières. Il dort avec la version en peluche présente à la cérémonie, qui porte depuis une alliance autour du poignet.

Les femmes ne sont pas « de potentielles partenaires »

Gatebox, la société qui produit la cloche à hologramme, lui a remis un « certificat de mariage » attestant qu’un humain s’est uni « dans une autre dimension » avec un personnage virtuel. L’entreprise a déjà remis quelque 3.700 certificats de ce type.

Mais même dans un pays passionné de personnages d’animation, son union en a surpris plus d’un. « Si j’ai décidé de faire une cérémonie de mariage, c’est pour donner du courage à ceux qui aimeraient en faire de même », explique le jeune fonctionnaire. Ado fou d’animé, il s’est toujours senti rejeter par les femmes. « Je ne [les] déteste pas, […] c’est juste que je ne les considère pas comme de potentielles partenaires ».