Belgique: Il demande à ses braqueurs de repasser plus tard, ils sont accueillis par la police à leur retour

AU VOLEUR! La police contactée par le commerçant après le départ des malfrats ne pensait pas qu'ils reviendraient...

Naomi Mackako

— 

Illustration d'une personne menottée.
Illustration d'une personne menottée. — Rafael Ben-Ari/Cham/NEWSCOM/SIPA

La scène surréaliste s’est produite samedi après-midi à Montignies-sur-Sambre, dans la région de Charleroi en Belgique, rapporte RTL Info. Didier, gérant d’un magasin de cigarettes électroniques, a vu entrer dans sa boutique six individus. D’emblée, l’un d’entre eux a clarifié leur intention en montrant à Didier une arme glissée sous son t-shirt.

«Ce n’est pas à 15 heures qu’on braque un commerce»

Très vite, le ton monte. Alors que les braqueurs se servent et dérobent des boîtes de marchandises, ils se chamaillent entre eux. Didier tente alors de les persuader de repasser plus tard. « Je leur dis clairement que ce n’est pas à 15 heures qu’on braque un commerce. C’est comme s’ils allaient chez un livreur à 5 heures du matin pour lui braquer sa monnaie. Je leur dis que c’est à 18h30 qu’il faut me braquer : "Tu vas me prendre 1.000 balles, si tu reviens le soir, tu vas peut-être me prendre plus" ».

Et aussi surprenant que cela puisse paraître, la tentative de bluff fonctionne. Les voleurs s’en vont.

Un mineur dans la bande de voleurs

Le commerçant alerte la police. Des agents en civil sont dépêchés sur les lieux et attendent les malfaiteurs de pied ferme. A 18h30, les braqueurs sont de retour : cinq prennent la fuite, un est arrêté par les forces de l’ordre. Au final, cinq personnes ont été interpellées, dont un mineur. Ils risquent tous de la prison ferme pour braquage à main armée, rapporte la chaine de télévision belge.

La police ne pensait pas que les voleurs reviendraient vraiment à l’heure annoncée par Didier mais le commerçant assure : « Je ne suis pas tombé sur des lumières ».